En vue d’éviter une flambée des prix pendant la mois sacré de Ramadan, le ministre du Commerce et de l’industrie, Abdel Karim KONATE, de commun accord avec les acteurs du monde du commerce, a adopté un certain nombre de mesures relatives au contrôle quotidien des stocks et des prix des produits de première nécessité ; la mise en place de Comités de veille ; l’affichage des prix des produits de première nécessité.

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C’est dans le cadre de la mise en œuvre des mesures ci-dessus citées qu’une mission de la Direction nationale du commerce et de la concurrence, conduite par le Directeur national, Modibo KEITA comprenant le Directeur régional du commerce et de la concurrence (DRCC), Issa Drissa MAIGA, a sillonné, des marchés ciblés dans les Communes V, VI, I, et II du District de Bamako. L’objectif était clair : informer et sensibiliser les commerçants quant aux motivations de l’affichage des prix des produits soutenus par l’État (sucre, riz, lait farine, huile) ; mais également procéder à un contrôle physique de ces affiches.
Indépendamment de la mission de la DNCC, 110 agents sont mobilisés, depuis le 16 mai dernier, pour procéder au contrôle quotidien des affichages et poursuivre la campagne de sensibilisation à laquelle les associations de commerçants détaillants prennent une part décisive.
Le tour des marchés a révélé que de façon générale, les mesures d’accompagnement du Gouvernement, pour maintenir les prix, ont répondu aux attentes.
Au marché de Torokorobougou par où l’équipe a débuté sa tournée, c’est la boutique Wassa de Mohamed TRAORE qui a été visitée en premier lieu. Les missionnaires y ont fait l’agréable constat que l’affichage des prix des produits de première nécessité est bien en place et que les prix convenus sont exactement ceux qui sont pratiqués. A savoir, pour le sucre : 450Fcfa/Kg pour le sucre local et 500 FCFA/kg pour le sucre importé.
Etendant son contrôle, l’équipe a constaté dans d’autres boutiques du même marché que le litre d’huile importé est vendu entre 700 à 800 FCFA ; le lait en poudre entre 1 840 et 2000 FCFA.
Au marché de Kalaban-Coura, l’équipe de la DNCC a fait un constat particulier au niveau de la boutique d’Oumar DIAKITE. En effet ce dernier, s’il vend le kilo de sucre local à 450 FCFA, c’est à partir de 10 kg. Son prix de vente étant de 485. Ce qui représente un léger dépassement du prix plafond qui est de 450 FCFA/kg pour le sucre local produit par Sukala et N-Sukala. Nonobstant cet écart, le commerçant se fait livrer entre 30 à 60 sacs de sucre à chacune de ses commandes.
Oumar DIAKITE avoue vendre rarement l’huile locale (produite par nos unités industrielles). La raison invoquée est qu’elle n’est utilisée généralement que par quelques gargotières ; contrairement à l’huile importée qui est beaucoup prisée pour la consommation familiale. Ainsi pendant que lui, il vend l’huile Dinor importée à 750FCFA/L, un autre commerçant du même marché, Samba Baba SANGHO, la cède à 650 FCFA/L. Ce même M. SANGHO vend le lait en poudre à 2 000 FCFA/kg et le sac de riz brisures importé à 16 000 FCFA.
En Commune VI du District de Bamako, une légère tension des prix a été signalée au marché de Banankabougou. Selon Harouna TRAORE, le prix de la tonne de sucre, en gros, a connu une progression. Il a fait savoir que la tonne est vendue entre 400 000 et 430 000 FCFA. Toute chose qui, affirme-t-il, n’est pas de nature à lui faciliter la tâche. Néanmoins ne disposant que de six sacs, au passage de l’équipe de la DNCC, il se résolvait à céder le kilo de sucre local à 450 FCFA.
C’est en Commune I, précisément au marché de Boulkassoumbougou, qu’une entorse à la règle d’affichages des prix a été constatée. Le boutiquier Yacouba DIAKITE, auteur de cette infraction, s’est justifié en faisant savoir que les prix moyens fixés (2 000 à 2 500 FCFA/kg pour le lait en poudre) étaient inférieurs à son prix de vente qui est de 2 000 FCFA/kg. Pourtant, s’il est en défaut d’affichage, son prix pratiqué est largement dans la fourchette convenue.
Le même constat a été effectué en Commune II, au marché de Missira, dans la boutique de Mahamane ASCOFARE qui venait juste de remplacer son frère qui n’avait pas procédé à l’affichage des prix.
Les 110 agents resteront mobilisés sur le terrain. Du lancement de la campagne d’information et de sensibilisation, les services de la DRCC ont fait placarder 5 627 affiches. Telles sont quelques informations fournies par le Directeur régional du commerce.
De son côté le Directeur national adjoint de la DNCC a témoigné de sa satisfaction quant au respect des mesures prises, nonobstant des difficultés de départ liées à la réticence de certains commerçants détaillants.
Il faut rappeler que le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdel Karim KONATE, a instruit les Directeurs régionaux rencontrés dans son département, de prendre contact avec les Gouverneurs de région qui doivent prendre un Arrêté pour leur mise en place au plus tard le 23 mai, des Comités de veille qui ont pour mission de contrôler les stocks, les prix et d’élaborer un rapport hebdomadaire adressé au ministre du Commerce et de l’industrie.
L’affichage des prix qui doit contribuer à la stabilisation des prix est une disposition légale dans notre pays. De même, l’État, ayant accordé des facilités sur les produits de première nécessité, a un droit de regard sur les prix.

Par Bertin DAKOUO

 

Source: info-matin

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En vue d’éviter une flambée des prix pendant la mois sacré de Ramadan, le ministre du Commerce et de l’industrie, Abdel Karim KONATE, de commun accord avec les acteurs du monde du commerce, a adopté un certain nombre de mesures relatives au contrôle quotidien des stocks et des prix...