Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la communauté malienne et la fédération des étudiants maliens en Egypte ont exprimé leur profond mécontentement de n’avoir pas pu rencontrer la délégation ministérielle participant à la conférence sur le climat COP27 qui s’est tenue à Charm el-Cheikh, en Égypte, du 6 au 18 novembre 2022. Ces organisations ont surtout dénoncé l’attitude de l’Ambassade de la République du Mali au Caire qui n’a pas joué son rôle dans l’organisation d’une rencontre entre la délégation gouvernementale participant à la COP27 et les ressortissants maliens établis dans ce pays.

Pourtant, ces derniers ont plusieurs fois exprimé leur souhait de rencontrer leurs autorités, comme le veut généralement la tradition. Pour eux, l’Ambassade n’a pas joué son rôle prétextant que le programme de la délégation gouvernementale malienne n’était pas connu à l’avance.

Il est à noter que la délégation ministérielle malienne qui a assisté à la conférence pendant quatre jours était conduite par le chef du gouvernement par intérim, le Colonel Abdoulaye Maïga. Lequel était accompagné notamment du ministre des Affaires étrangères et la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et son homologue en charge de l’Environnement, Modibo Koné. Dans leur communiqué, les organisations de ressortissants maliens établis en Egypte ont indiqué leur préoccupation quant à la situation de leurs membres vivant dans ce pays.

Tout en fustigeant leur mépris de la part de l’Ambassade du Mali, ils ont demandé à celle-ci de tout mettre en œuvre en tenant compte de l’intérêt supérieur de la communauté malienne en Égypte pour plus de cohésion. L’occasion a également pour dénoncer certaines conditions de vie auxquelles les Maliens vivant dans ce pays sont confrontés. Il s’agit notamment des difficultés d’accéder aux documents d’état civil, le manque d’information sur les officiels maliens se rendant dans ce pays afin d’exprimer leurs préoccupations.

Une maigre compensation financière

Pour autant, ils se sont dits très engagés à faire rayonner l’image du Mali en Egypte et même au-delà dans tout le monde arabe tout en continuant à apporter leur contribution pour aider leur pays à sortir de l’ornière.

Par le reste, le moins que l’on pouvait dire sur cette COP 27, c’est que la montagne a accouché d’une souris. Les objectifs fixés tels que la réduction de la consommation des énergies fossiles n’ont pas été atteints. Pire, à la place c’est juste une maigre compensation financière qui a été promis aux pays pauvres qui paient le plus de dommage de cette situation. En effet, rien que cette année, tout le monde a assisté impuissamment aux conséquences du dérèglement climatique comme la sécheresse, la déforestation, les érosions côtières, les inondations, etc. entrainant plus de morts sans que des solutions concrètes ne soient trouvées.

Certes, les pays riches doivent fournir plus d’efforts en ce sens que ce sont eux qui sont les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre à l’origine d’une bonne partie de la pollution atmosphérique, toutefois les pays dits pauvres ou considérés comme tels sont encore frileux à se retourner vers l’énergie verte.

Cheick B CISSE

 La Différence