La jeunesse de Kabara regroupée au sein de l’Action Pacifique pour le Renforcement des Initiatives de Développement (APRID) organise un festival dénommé « Festival Illaré de Kabara » enfin de mettre en lumière Kabara, un centre de carrefour, sa place dans l’histoire coloniale, son économie locale, régionale et nationale, sa culture très riche et diversifiée… et inciter des investisseurs à investir à Kabala.

Le président du Festival et du projet Maoulou Boudjouma en entretien ce matin 30 septembre, avec Norsudjournal explique l’importance de ce Festival Illaré de Kabara de trois jours du 6 au 8 novembre 2020.

Quels sont les contextes justificatifs et historiques de Kabara ?

Notre projet est localisé à Kabarasitué à 7 km au sud de la région de Tombouctou, Kabara a été fondé au XIIè siècle soit 33 ans avant Tombouctou par des peulhs ou kararadji en transhumance d’après Abdermane Es Saadi auteur du tarikh es-sudan. Sa devise repose sur la réception des étrangers, la considération de l’autre, le respect de la dignité d’autrui. Kabara est composé de sonhrai, tamashecks, arabes, peulhs, bambara…c’est un carrefour, un lieu de transit, une charnière entre les villages riverains et la ville de Tombouctou. Il est le principal fournisseur de légumes aux autres quartiers de Tombouctou.

Pourquoi d’abord ce projet de mettre en lumière Kabala au travers un festival que vous dénommez « Festival Illaré de Kabara »?

Kabara occupe une place très importante dans l’histoire, l’économie et la culture de Tombouctou, malheureusement  cette place est quelque peu méconnue parce qu’il n’y a aucun effort, aucune initiative pour la valoriser. C’est face à cet amer constat que nous jeune de Kabara, regroupés au sein de l’APRID, l’Action Pacifique pour le Renforcement des Initiatives de Développement avons décidé d’organiser ce Festival Illaré de Kabara (FESTIKA) qui va mettre en lumière Kabara, sa place dans l’histoire coloniale, dans l’économie locale, régionale et nationale mais aussi sa culture riche et diversifiée.

Ce festival va permettre chaque année pendant trois jours de braquer toutes les lumières sur Kabara, c’est aussi l’occasion de réunir toutes les communautés, sans distinction de Tombouctou mais aussi les kabarois citadins et de la diaspora. Le FESTIKA est encore une rencontre culturelle et communautaire, il va permettre aux communautés de Tombouctou de nouer des liens fraternels et amicaux.

Comment comptez-vous inciter des investisseurs à investir dans cette localité du nord Mali sous le poids du terrorisme ?

D’abord nous parlons de l’insécurité au nord du Mali mais nous vivons la bas, il y a des gens qui vivent à Kabara. C’est pourquoi nous invitons en premier lieu des Kabarois en particulier et en générale toute la population au centre comme au nord à venir investir à Kabara et cela donnera confiance aux investisseurs internationaux pour venir investir.

D’ailleurs, il y a la mission des nations unies, la MINUSMA, la force Barkhane, et les Forces Armées Malienne et les FAMa pour la sécurisation des personnes et de leurs biens. Il faut noter qu’on parle des braquages, des vols de véhicule et des enlèvements, mais il n’y a jamais eu de ces choses à Kabara.

Quels sont les objectifs et les grandes lignes de l’organisation de ce Festival ?

L’objectif global vise à organiser ce festival pour valoriser Kabara. Faire connaitre Kabara dans toute sa splandeur, tout en permettant de nouer des liens de fraternité entre les communautés et de montrer le rôle et la place de Kabara dans l’histoire de Tombouctou d’une part. Contribuer à la culture de la paix, booster l’économie de la localité de Kabara, valoriser le canal des askias (actuel canal de Kabara). Nous envisageons faire de Kabara un lieu touristique convoité, informer, former et sensibiliser les jeunes d’autre part.

Les grandes lignes de ce festival sont dans les activités détaillées à savoir : une visite guidée et découverte de Kabara dans toute sa splendeur ;  des spectacles artistiques et culturels, Kabara va vibrer trois nuits au rythme des mélodies. Il y aura une conférence débat sous le thème « kabara à visage découvert », une foire d’exposition, un dine gala, des formations et des méthodologies c’est-à-dire au sein  de l’association nous mettrons en place de comités de pilotage.

Jack Dzaku

 

Source: nordsud journal

MaliwebCulture
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