La délinquance des jeunes, un phénomène touchant toutes les couches sociales, devient inquiétante de jour en jour laissant ainsi des doutes sur l’avenir de notre nation. Ils sont nombreux dans les rues, sans boulot et se trimbalent avec des herbes ou de l’alcool dans des bouteilles de jus de fruits. Voilà le tableau noir d’une jeunesse qui doit prendre le relais demain.

 

Ces jeunes n’ont de boulot que dans les marchés ou la nuit dans des zones éloignées. Dû au chômage et ou à la condition de vie des parents, des jeunes ont décidé d’emprunter la voie facile pour se faire de l’argent. La délinquance fulgurante des jeunes n’est plus chose cachée.

Pour ce qui est de situer les responsabilités, les parents jouent au jeu de ping-pong. Interrogée sur l’affaire.

Une mère de cinq enfants laisse entendre ceci: ” la délinquance des jeunes est dû au laisser aller des pères de famille. Un père qui n’a aucune autorité dans sa famille, doit s’attendre à tout venant de ses enfants. Une mère n’a de l’autorité sur ses enfants qu’à  un certain âge, les pères ne doivent pas nous laisser toutes les responsabilités.”

A cela, la réaction de Bakary FOMBA, chef de famille, est poignant. Selon ses propos ” les jeunes n’ont peur de rien. Un enfant déjà à l’âge de 8 ans qui commence à fumer des herbes, fréquente des personnes pas trop clean, fait des coupes bizarres sur sa tête doit être suivi de près. Les mères d’aujourd’hui mettent tout sur le dos de la révolution ou la civilisation. Tout ce que les enfants font de mal est perçu comme la tendance. Les mères sont les premières responsables de cette délinquance des jeunes. Si les enfants sont bien encadrés, bien suivis ou bien corrigés, on ne parlerait plus de ce phénomène.”

Pour l’heure, les jeunes sont de plus en plus exposés et certains sous pression craignent de ne pas tomber dans l’œil du cyclone. Moussa SINGALY, jeune diplômé sans emploi tente de ne pas fréquenter des amis, qui selon lui ont une mauvaise influence. ” Les amis que j’avais, n’étaient pas sur la bonne voie. Etant donnée que nous sommes des chômeurs, j’ai préféré ne plus les fréquenter, car je les voyais avec beaucoup d’argent tout le temps alors qu’aucun ne travaille.” A-t-il confié.

Cependant, il n’est pas le seul à essayer de remonter la pente sans passer par cette voie, mais force est de constater que nombreux y passent malgré tout. Dans un pays où les diplômes n’aboutissent pas à des emplois précis et des dirigeants peu soucieux de l’emploi des jeunes, la délinquance ne fera qu’augmenter.

 

AFANOU KADIA DOUMBIA stagiaire

Malijet

MaliwebSociété
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