«Le mandat du Président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME), Habib Sylla, est-il légitime ?»,était le thème d’une conférence de presse animée par Almadane Ibrahima TOURE, président du Conseil de Base du Sénégal du Haut conseil des maliens de l’extérieur (HCME), ce samedi 21 novembre 2020 à la maison de la presse.

 

Au cours de cette rencontre avec les hommes de médias, les échanges ont porté essentiellement sur la polémiques autour de la nationalité du président du haut conseil des maliens de l’extérieur ; du mandat du bureau actuel du HCME ; de la participation des maliens de l’extérieur aux organes de la Transition.

Pour le conférencier, cette rencontre avait pour objectif de rétablir la vérité des faits au sein du HCME. Dans son propos liminaire, Almadane Ibrahima TOURE, le Secrétaire exécutif national chargé de la Diaspora intellectuelle scientifique et technique du bureau exécutif du HCME a souligné qu’au moment où le Mali se lance dans la refondation, il est tout à fait légitime et légal que les Maliens de l’extérieur qui contribuent au développement socio-économique, politique et culturel aient leur mot à dire à travers des représentants dûment mandatés et qui bénéficient de toute la légitimité de participer au débat.

D’ailleurs, dit-il, son intervention s’inscrit dans la postérité, car il s’agit de rétablir la vérité des faits au sein du HCME.  D’entrée de jeu, il a décrié la gestion de Habib SYLLA qui juge opaque. Selon M. TOURE, il n’y a pas de dialogue interne au sein du HCME. «Aujourd’hui, le HCME a plus contribué à divisé les maliens qu’à les unir », a-t-il critiqué. Toute chose qui lui a poussé à sortir de son silence pour dénoncer cette opacité. En dehors de 2018, dit-il, le budget n’a jamais été à l’ordre du jour d’un conseil d’administration du HCME. «Maintenant, il faut que je prenne mes responsabilité, sinon, on va tous plongé. Je ne peux pas laisser le HCME aller à l’abime sans intervenir», s’est-il défendu.

S’agissant de la participation du HCME au Conseil national de la transition (CNT), il a accusé le président Habib SYLLA de rétention d’information. Aussi, le mandat du bureau exécutif est devenu, a-t-il reconnu.

De ses explications, il ressort qu’un conseil d’administration était prévu en avril 2020 suivi d’une conférence au mois d’août de la même année. Prétextant le COVID-19, ce mandat n’a pas été renouvelé pendant même que les réunions internationale ne se font plus par un regroupement de personnes aujourd’hui, mais par visioconférence.

D’ailleurs, dit-il, ce qui est à l’origine de la création du CSDM. De même, il pense qu’il faut s’attendre à la création d’autres organisations des Maliens établis à l’extérieur, car dit-il, il n’y a pas d’alternative au niveau du HCME. «Il faut que le gens accepte de se parler », déclare-t-il.

Cependant, le conférencier se défend de n’avoir aucune relation avec le CSDM. «Je ne suis pas téléguidé, je suis un responsable. Je ne suis pas genre à se laisser manipuler», a-t-il tranché.

En tant que membre du bureau exécutif, Almadane Ibrahima TOURE, a invité l’actuel président HCME, Habib SYLLA, à sortir de son silence pour donner des explications concernant la polémique autour de sa nationalité gabonaise. «J’ai été choqué de découvrir cette forfaiture au sein du Haut conseil, le fait pour un Malien de renoncer à sa nationalité», s’est-il insurgé.

«Ce qui est sûr, c’est que document avait été produit et qui dit que M. SYLLA a renoncé à la nationalité malienne. C’est un choix, mais si toutes les fois les gens doivent suivre leur intérêt pour changer de nationalité, en ce moment, la nationalité deviendra un torchon. Je crois que c’est des choses qu’on ne doit pas encourager. Sinon, le principe de double nationalité est autorisé par la constitution du Mali », a-t-il expliqué, avant d’ajouter : «Ou c’est le Gouvernement du Mali qui a été floué, ou c’est le gouvernement du Gabon qui a été floué. Puis que, ailleurs, j’ai vu dans les déclarations où M. SYLLA dit qu’il a fait ça juste pour sauver ses affaires ».

Toujours très remonté contre Habib SYLLA, le conférencier enfonce le clou : «Chaque fois que quelqu’un est capable de renoncer à sa nationalité parce qu’il a un intérêt quelconque, je crois que c’est des gens sur lesquels on ne peut pas porter notre confiance et les confier des responsabilités», dit-il.

En droit, dit-il, quand on renonce à quelque chose, pour se le réapproprier, il faut faire la même procédure qu’on a faite pour renoncer. Ce qu’il appelle en droit, ajoute-t-il, le parallélisme des formes. Malheureusement dans le cas de Habib SYLLA, a-t-il constaté, cela n’a pas été fait.

Selon lui, l’Etat du Mali fait beaucoup pour le HCME. A ce titre, il a rappelé que le siège a été construit à plus d’un milliards de F CFA avec tout l’équipement nécessaire. Aussi chaque année, dit-il, l’Etat fait une contribution financière importante pour le fonctionnement de la structure. Il s’est offusqué de constater que chaque fois qu’on parle de HCME, on dit que l’Etat ne fait rien et que c’est le président qui prend tout en charge.

Abdoulaye OUATTARA

Source : Afrikinfos-Mali

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