Par définition, l’université est un lieu de formation, de production, du savoir, de savoir-faire, de service à la société et d’excellence. Mais les universités maliennes sont aujourd’hui devenues un espace de violence, de banditisme, de corruption. Malgré de nombreuses dénonciations, rien n’a pratiquement changé. Il est donc temps d’apaiser le climat social au sein de nos universités et campus.

Pour cela, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et son partenaire, le Projet «Niche», ont décidé de mettre en place une gouvernance sociale dans les espaces universitaires en vue de renforcer les institutions d’enseignement supérieur. La gouvernance sociale est une composante du manuel de procédures et des programmes que le Projet «Niche» aide à mettre en place pour appuyer la bonne gouvernance au sein de l’enseignement supérieur. Elle est l’ensemble des principes du vivre ensemble dans nos universités.
Hier, le Projet «Niche» a organisé à l’Hotel Onomo un atelier sur la gouvernance sociale dans les espaces universitaires. Ce séminaire visait à poursuivre les discussions engagées avec les autorités universitaires dans le cadre de l’adoption d’une charte de la gouvernance sociale pour le vivre ensemble dans nos universités. Cette charte sera comme un guide qui engage tous les acteurs universitaires. Elle sera aussi un outil, un code de bonne conduite des hommes et des femmes qui travaillent et qui apprennent dans les universités. La Charte guidera les comportements des uns et des autres dans une perspective éthique. Elle permet aussi d’asseoir dans la transparence, le vivre-ensemble.
Dans son intervention, le coordinateur «Niche Pays-Bas», Nikiéma Ouindinda a déclaré qu’il était temps que le respect mutuel, les franchises universitaires, la responsabilité, la compétence, l’équité, l’honnêteté, la liberté académique, l’intégrité, l’exigence de vérité, d’objectivité et d’esprit critique s’installent dans nos Universités. L’ancien recteur de l’Agence universitaire de la francophonie, M’Ve Ondo Bonaventure, a, lui, souligné que le droit à un enseignement, à la formation de qualité, au respect, à la dignité, la non discrimination sont les droits et devoirs qui doivent être respectés au sein de l’espace universitaire. A ceux-ci s’ajoutent le droit à la liberté d’expression et d’opinion dans le respect des règles universitaires, le droit de disposer du programme de cours dès le début de l’année, le droit à une évaluation juste, équitable et impartiale, le droit à la remise des notes aux étudiants. Tout comme, les étudiants ont aussi droit à un encadrement de qualité, à des mesures de soutien pour leur recherche, à la sécurité, à l’hygiène, à la prévention sanitaire, aux informations sur leurs universités, à accéder à la bibliothèque. La liste n’est pas exhaustive.
Selon le vice-recteur de l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB), la gouvernance n’est pas seulement la gestion des conflits, elle aussi la prévention des conflits. «Si nous mettons nos intelligences ensemble, nous pourrons ramener le calme et la paix au sein de nos universités. C’est pourquoi, j’exhorte les participants de l’atelier à écouter et à faire des contributions», a souhaité Pr Ouaténi Diallo.
Sidi Y WAGUé

 

Source: Essor

MaliwebEducation
Par définition, l’université est un lieu de formation, de production, du savoir, de savoir-faire, de service à la société et d’excellence. Mais les universités maliennes sont aujourd’hui devenues un espace de violence, de banditisme, de corruption. Malgré de nombreuses dénonciations, rien n’a pratiquement changé. Il est donc temps d’apaiser...