De façon générale, les épreuves ont débuté dans la sérénité. Et les candidats ont été invités à compter sur leurs propres efforts

Après le CAP (Certificat d’aptitude professionnelle) et le DEF (Diplôme d’études fondamentales), l’examen du Baccalauréat (BAC), au titre de l’année scolaire 2017-2018, a démarré, hier, sur l’ensemble du territoire. Il s’achèvera le jeudi 21 juin. Le BAC, faut-il le rappeler est un diplôme qui sanctionne la fin des études secondaires. Il permet à l’élève de poursuivre des études supérieures, notamment à l’Université.
Âgé de 19 ans, Aly Bamba est élève en 12è langues littératures (TLL). Candidat au BAC, il compose au Centre d’examen du lycée Fily Dabo Sissoko de Djélibougou. Depuis le début de l’année, le candidat s’adonne à des exercices et révisions nuit et jour. Sa camarade, Fatimatou Bintou Souleymane Dembélé, âgée de 18 ans, est en 12è sciences expérimentales (TSEXP) au lycée «Espoir» à Hippodrome. La candidate compose au Centre du lycée Ba Aminata Diallo (LBAD). Fatimatou Bintou Souleymane Dembélé révise, s’exerce seule à la maison et des fois avec ses camarades à l’école.
Si Aly Bamba souhaiterait poursuivre ses études en journalisme à l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC) après son BAC, Fatimatou Bintou Souleymane Démbélé, elle, envisage de poursuivre ses études universitaires au Canada, en pharmacie. Ces deux élèves font partie des 114.741 candidats inscrits cette année pour le BAC 2018 répartis dans les 292 centres d’examens et 4.515 salles de classe. Ils doivent composer en français, en histoire et géographie, mathématiques, langue vivante 1 (anglais), langue vivante 2 et en linguistique. La philosophie, la sociologie, l’économie, la comptabilité commerce, la biologie, la physique, la chimie, la géologie et les arts et lettres sont aussi d’autres épreuves auxquelles sont soumis les candidats.
Le BAC 2018 concerne les séries Terminales arts littérature (TAL), Langues littératures (TLL), sciences sociales (TSS), sciences économiques (TSECO) et sciences expérimentales (TS EXP). Notre équipe de reportage a sillonné, hier, 3 centres d’examens de Bamako rive gauche et rive droite : le lycée Bouillagui Fadiga, le lycée Askia Mohamed et le lycée public de Niamakoro. L’académie Bamako rive gauche compte 24.121 candidats inscrits, dont 10.001 filles. Parmi eux, 540 postulants sont inscrits au centre Bouillagui Fadiga répartis dans les 18 salles de classe. Dans ce centre, une candidate avait été retenue à la porte pendant quelques minutes pour non conformité de sa pièce d’identité avec la liste des candidats. Mais sa situation a été tirée au clair avec l’arrivée de sa mère et du promoteur de son lycée d’origine. Une candidate libre (CL) était, elle aussi, arrivée sans pièces d’identité. Elle a été pendant quelques minutes retenue à la porte. Son problème a été aussi géré après que ses parents aient amené ses pièces.
Au même moment, un autre candidat du centre Bouillagui Fadiga se pointe vers 8 heures 33 mn pour chercher son centre d’examen. Il a été immédiatement éconduit par le président du centre. Le centre du lycée Askia Mohamed, lui, accueille 750 candidats répartis dans 5 salles de classe et encadrés par 54 surveillants. Les épreuves ont démarré dans ce centre à 8 heures 10 mn au lieu de 8 heures. Cela s’explique par le fait qu’une quinzaine de candidats n’ont pas été admis dans la salle pour défaut de pièce d’identité. Mais plusieurs d’entre eux ont pu finalement débuter les épreuves sauf un postulant qui a présenté comme pièce le badge d’une ambassade de la place.
Avec ses 425 candidats (dont 207 filles) répartis dans 14 salles et mis sous contrôle de 30 surveillants, le centre du lycée public de Niamakoro a débuté les épreuves du BAC à l’heure indiquée. 3 candidats de ce centre (dont 2 filles) n’ont pas été acceptés en salle d’examens car leurs noms ne figuraient pas sur la liste. A ceux-ci s’ajoutent 35 absents, dont 13 candidats libres (CL).
Le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de Bamako, Yaya Waïgalo et la directrice de l’académie Bamako rive gauche, Mme Koné Rokiatou Dia, se sont rendus au centre Bouillagui Fadiga pour donner le coup d’envoi et constater le bon déroulement des épreuves. À 8 heures, la cloche sonna pour attirer l’attention des candidats sur le démarrage des épreuves. La première enveloppe contenant les épreuves de l’économie a été ouverte dans la salle N°93. Deux sujets au choix sont sortis de l’enveloppe. Le premier sujet était une analyse d’un document. Le deuxième était une dissertation. «Malgré un certain nombre d’atouts, la gestion des conséquences du vieillissement démographique rencontre des difficultés dans les pays touchés. Après avoir relancé les naissances dans les pays développés, tu montreras si celle-ci est à même d’infléchir la courbe ascendante du vieillissement», tel est l’intitulé du 2è sujet dans la spécialité TSECO.
Les sujets ont été ensuite distribués aux différents candidats par le directeur national de l’enseignement technique et professionnel, Oumar Maïga, en présence du président du centre Bouillagui Fadiga, Ousmane Mariko et des surveillants. Il y avait aussi le maire de la Commune II, Cheick Abba Niaré et plusieurs responsables scolaires. Rappelons que les surveillants et les éléments des forces de sécurité sont à pied d’œuvre pour empêcher les pratiques malsaines au sein des centres d’examen (fraudes, fuite de sujets et utilisation de téléphones).

Sidi Y. WAGUÉ

 

Source: Essor

MaliwebEducation
De façon générale, les épreuves ont débuté dans la sérénité. Et les candidats ont été invités à compter sur leurs propres efforts Après le CAP (Certificat d’aptitude professionnelle) et le DEF (Diplôme d’études fondamentales), l’examen du Baccalauréat (BAC), au titre de l’année scolaire 2017-2018, a démarré, hier, sur l’ensemble du territoire....