A l’occasion de la journée internationale de la paix, le 21 septembre, l’ONG « Right to Play » a organisé, le samedi dernier à la Cité des Enfants, une cérémonie pour égayer les femmes déplacées des camps de Niamana et Niamakoro ainsi que les enfants des quartiers de Sogoniko et Niamakoro. La cérémonie était placée sous le patronage du directeur adjoint de « Right to Play », M. Abou Coulibaly. Étaient aussi présents, le chef de quartier de Niamakoro, le directeur adjoint de la Cité des Enfants, les représentants du Ministère de l’Éducation Nationale, des deux académies d’enseignement de Bamako, du cap de Faladié, de la Cafo, entre autres. Le thème retenu cette année est « éducation pour la paix ».

Chaque année, la fédération Internationale de Football (Fifa) sollicite des Ong à travers le monde pour célébrer la journée internationale de la paix. C’est ainsi que « Right to Play » a été choisi pour la célébration de cette journée à travers  plusieurs pays. L’année dernière, elle a été célébrée dans 13 pays, contre 50 pays cette année.

 

Dans ses propos, le chef du quartier de Niamakoro a souhaité la bienvenue à tous les participants. Puis, il a apprécié la cérémonie à sa juste valeur, en la jugeant opportune à un moment où le pays est en train de sortir peu à peu de la crise multiforme qui le mine depuis environ deux ans.

Abordant dans le même sens que son prédécesseur, le directeur adjoint de la Cité des Enfants a indiqué que sa structure est un joyau naturellement engagé pour la culture de la paix.

 

La représentante de la Cafo, Mme Fall Aïssata Bambara, a jugé le thème très évocateur. Pour elle, la paix est synonyme de progrès puisque favorisant l’épanouissement économique, agricole, pastoral. A ses dires, c’est la paix qui permet de vivre en cohésion et en bonne santé. Aussi a-t-elle ajouté qu’ »il n’est donné à aucun pays de construire la paix sans la femme”. Une façon pour elle d’expliquer la nécessité de l’implication des femmes dans la recherche des solutions de sortie de crise. Car, explique-t-elle, c’est elle qui est victime à plusieurs égards : elle peut être victime de viol ou elle peut voir sa fille violée, ou voir son mari tué, etc… La représentante de la Cafo ajoute que la femme est la conseillère discrète de tout homme.

 

Après la communication de la Cafo, le jeune élève Moussa Togola est intervenu pour livrer le message de la Fifa. “Notre pays traverse une crise. Nous les enfants devrons tout faire pour l’amélioration de la situation… La paix n’est pas un mot, c’est un comportement. Nous  devrons vivre dans un monde sain, nous devrons être tous impliqués. Nous devrons nous battre pour que le Mali retrouve sa plénitude », a déclaré le jeune élève Moussa Togola.

 

Le directeur adjoint de « Right to Play », M. Abou Coulibaly, s’est dit satisfait de la tenue de la cérémonie de cette année. A ses dires, compte tenu de la situation particulière de notre pays, il est important d’occuper les esprits par des jeux ou autres divertissements, afin d’atténuer la souffrance des populations, notamment celles qui ont vécu le cauchemar de leur vie avec l’occupation des groupes armés. Il a exprimé la volonté de l’Ong concernant la consolidation de la paix. Il a salué et remercié les écoles et Ong partenaires, les représentants des académies d’enseignement et des Cap.

 

Durant toute la cérémonie, les enfants des écoles publiques de Sogoniko et de Niamakoro ont tenu le public en haleine à travers des jeux, des sketches, des interprétations musicales d’artistes sous la houlette des femmes éducatrices, formées par « Right to Play ».

 

Kalifa DANIOKO

Source: Soir de Bamako