La conférence de presse du Ministre de L’Education, de L’Alphabetisation et de la Promotion des Langues Nationales, Bocar Moussa Diarra, visait à faire le point sur l’etat d’execution du chronogramme des examens de fin d’année scolaire 2O12-2013. Reunie le samedi dernier à la maison de la presse, elle a moblisé nombre de journalistes et a été transmise par les radios Dièkafo, Benkan et Oxygène.

Moussa Bocar Diarra, ministre de l'Education

Moussa Bocar Diarra, ministre de l’Education

C’est une question interessante qui merite que l’on y dedie force articles, conferences voire debats. Il s’agit des evaluations de fin d’année scolaire dont les dates font courir souvent, on le sait, les rumeurs les plus folles. C’est pour eviter que « la rumeur gère l’information » que le Ministre, Bocar Moussa Diarra, et les membres de son cabinet ont tenu à rencontrer les journalistes. Il est de première importance de souligner que la tenue de ces examens scolaires de fin d’année 2012-2013 constitue, avec l’organisation des élections presidentielles et le problème de l’insécurité dans les regions du Nord, un challenge qu’il revient au gouvernement de transition de relever.

« Il est donc important que le departement de l’Education, de l’Alphabetisation et de la promotion des langues nationales adopte une stratégie de communication efficace en direction de la nation toute entière ou du moins, en direction de tous ceux qui s’interessent à la vie de l’école afin de les informer et solliciter leur implication sans faille dans l’organisation des évaluations. Cela permettrait de les passer dans un climat apaisé, sécurisé et moralisé », a affirmé le Ministre. Concernant les differents examens, il a livré les dates retenues : « Du 2 mai au 31 mai 2013 : epreuves anticipées d’E.P.S au D.E.F; du 13 au 15 mai 2013 epreuves anticipées du baccalautéat technique; à partir du 03 juin epreuves ecrites du Certificat d’Aptitude Professionnelle (C.A.P); du 5 au 7 juin les epreuves ecrites du D.E.F classique et Arabe; du 11 au 14 juin, les epreuves ecrites du baccalauréat (général et technique); du 17 au 21 juin les epreuves ecrites du Brevet de Technicien et des Instituts de Formation des Maîtres. »

Les raisons d’organiser deux sessions

Outre l’organisation d’une session ordinaire au mois de juin à l’intention des candidats des regions non affectées par la crise, une session spéciale devrait se tenir au mois d’octobre « pour donner plus de chance de reussite aux candidats des regions nord du Mali et ceux de certaines localités de la region de Mopti dont les programmes n’ont pu être achevés (et qui)… pourraient beneficier de cours de remediation pour approfondir leurs connaissances et avoir un taux de reussite meilleur à celui de 2012. Par ailleurs, certains candidats refugiés dans les pays voisins pourraient revenir tenter leur chance à la session spéciale.» De plus, cela permettra aux admis de postuler aux bourses offertes par les differents pays, de se presenter aux differents concours organisés entre le mois de juillet et celui de septembre, de s’inscrire à temps (pour ceux qui ont les moyens) dans les universités étrangères…

Aussi, des chiffres sur le nombre de candidats et de centres au niveau des differents ordres d’enseignement ont été rapportés. Ainsi, au niveau du D.E.F, nous avons 218.757 candidats pour 1602 centres; tandisqu’à l’I.F.M, nous comptons 14.222  candidats pour 1602 centres. Au baccalauréat, il y a 112.503 candidats pour 216 centres ; et 15.796 candidats au C.A.P pour 36 centres; enfin 57.475 candidats au Brevet de Technicien pour 99 centres. Le Ministre a precisé que ces chiffres ne prennent pas en compte les regions du nord et qu’ils pourraient subir d’eventuelles modifications.

Aux differentes questions des journalistes relatives à la fraude qui entoure les examens et à la retention des notes de la part des enseignants qui survient le plus souvent à l’approche des examens, le Ministre a tenu à rassurer l’opinion. Quiconque se rendra coupable de fraudes, a-t-il dit, repondra de son acte. Il a ensuite salué les syndicats d’enseignants qui ont fait preuve de bon sens en faisant economie de certaines revendications tout au long de l’année scolaire. Enfin, pour le ministre, il faut rehabiliter au nord les infrastructures scolaires mises à sac par la guerre car, a-t-il affirmé, cela encouragera beaucoup le retour des familles qui se sont refugiées dans les pays voisins, soucieuses de l’éducation de leurs enfants.

Boubacar Sangaré