A quelques encablures de l’élection du président du Conseil national du Patronat du Mali (CNPM), prévue le 26 septembre prochain, une poignée d’individus proches du bureau sortant cherchent des prétextes pour reporter le renouvellement du bureau, dirigé depuis 2015 par Mamadou Sinsy Coulibaly. En mauvaise posture face à Diadié dit Amadou Sangaré, les partisans de M. Coulibaly proposent sa reconduction en lieu et place d’une élection. Ce qui est loin de faire l’unanimité.

 

Dans une déclaration dite « déclaration des groupements professionnels et des conseils patronaux des régions membres du CNPM », des présidents et mandataires des Groupements Professionnels datant du mardi 15 septembre 2020, au siège du CNPM, auraient  proposé la reconduction sans élection du président sortant, Mamadou Sinsy Coulibaly, à la tête du Conseil National du Patronat pour un second mandat, ainsi que celle des anciens membres de son bureau. Les auteurs de cette déclaration ou tract avancent des arguments qui ne tiennent pas : la disponibilité et l’engagement de M. Coulibaly dans les combats menés par le secteur privé, son « bilan positif » et l’unité du secteur privé. Pis, au moment où on aspire à un nouveau Mali, où tout le monde se bat pour le changement, le patron des patrons du bureau sortant  et ses acolytes cherchent à faire une main mise sur le secteur privé malien en refusant le renouvellement du bureau sous prétexte d’une transition. Selon eux, il faut  « utiliser la transition politique qui se dessine dans notre pays, comme une opportunité pour faire adopter les réformes économiques tant attendues par les entreprises ». Pourtant, lors de l’adoption de la charte et de la feuille de route de la transition lors de la concertation, aucune voix du côté du CNPM ne s’est levée, comme ce fût le cas du cinéaste Souleymane Cissé, pour parler desdites reformes, dixit une opinion, opposée à la reconduction de l’actuel président du CNPM. Un acte antidémocratique, juge-t-elle.

Lesdits groupements et mandataires auraient reçu des promesses d’être enrôlés dans le nouveau bureau qui sera reconduit. Selon eux, « le nouveau bureau sera renforcé par l’intégration de certains Présidents de Groupements professionnels, récemment élus». Alors que l’élection de ces nouveaux élus avait pour seul objet de faciliter la tenue de l’élection du nouveau bureau dont deux candidats sont déjà retenus, le président sortant Mamadou Sinsy Coulibaly et  Diadié dit Amadou Sangaré, prévues le 26 septembre prochain.

Pour tenter de bien berner des patrons du secteur privé, les soutiens au bureau sortant vont jusqu’à faire des propositions dans le but « d’améliorer le fonctionnement du CNPM et renforcer son positionnement stratégique », à travers soi-disant « la création d’un cadre de concertation permanent des Groupements professionnels et des CPR (CC- GP) pour échanger sur toute question jugée utile à la bonne marche de l’organisation notamment les réformes économiques à proposer aux organes de la transition politique, examiner les reformes portant sur les statuts et règlement intérieur du CNPM, pour plus d’efficacité et de gestion participative ». Des prérogatives du collège électoral.

Ces individus parlent même de la bonne gouvernance oubliant que cela passe par le respect des textes et règlement intérieur du CNPM.

Pour un Mali nouveau, les autorités militaires doivent tout faire pour la tenue de ces élections du Conseil national du patronat, incontournable dans le projet d’un nouveau Mali.

Vivement le 26 septembre prochain !!!

Rassemblés par AD

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A quelques encablures de l’élection du président du Conseil national du Patronat du Mali (CNPM), prévue le 26 septembre prochain, une poignée d’individus proches du bureau sortant cherchent des prétextes pour reporter le renouvellement du bureau, dirigé depuis 2015 par Mamadou Sinsy Coulibaly. En mauvaise posture face à Diadié...