L’Agence de développement rural (ADR) du District de Bamako a tenu ce mardi son comité de pilotage du Plan Climat pour la capitale malienne sous la présidence du 2e adjoint au maire Ibrahima DIONE. La réunion a été marquée par la validation de la feuille de route dudit Plan pour freiner la détérioration du climat.

La rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention des maires en Afrique subsaharienne initiée par l’Union européenne d’une durée de 46 mois. Son montant d’exécution estimé à des centaines de millions de FCFA. L’objectif de ce programme est de soutenir les villes d’Afrique sub-saharienne dans les efforts de lutte contre les changements climatiques et accès à l’énergie durable. Outre le Mali, l’initiative concerne plusieurs autres pays africains. Déjà, elle a récolté l’adhésion de nombreux maires africains qui se sont engagés en faveur d’un environnement plus saint avec la réduction des tonnes de Co2. 

Réuni ce mardi autour de ce programme, à travers le comité de Pilotage du Plan climat du District de Bamako, ce rendez-vous a été l’occasion pour des experts, des élus maliens et des partenaires français d’échanger sur ce programme via une vidéoconférence. Reparti en trois phases, le programme doit prendre fin en principe en 2023. 

Présidée par Ibrahima DIONE, la séance a permis également de valider la feuille de route pour le Mali et le règlement intérieur dudit comité. À cette occasion, le maire DIONÉ a présenté un tableau peu reluisant des conséquences du changement climatique sur le pays, en général, et Bamako, en particulier. 

Son constat effrayant fait état de la persistance des sécheresses qui a entraîné des déficits de pluviométriques.

Ainsi, a-t-il soutenu, depuis 1970, les écosystèmes sont perturbés. Cette situation, explique-t-il, s’est traduite par une « décroissance régulière de la quantité de la pluie, un réchauffement rapide (de 0,2 °c à 0,8 °c) de forte chaleur » sur l’ensemble du pays. 

Autre manifestation de ce changement climatique à Bamako, ce sont les cas d’inondations à répétition qui ne cessent d’endeuiller des collectivités territoriales de la capitale. L’année dernière, Bamako a enregistré l’une de ses inondations les plus meurtrières avec 

des dégâts matériels importants. 

« Face à cette situation, la mairie du District s’est engagée de façon volontariste dans la convention des Maires d’Afrique Subsaharienne (…) depuis juin 2019 », a indiqué-t-il. Grâce à l’initiative, il a confirmé que la mairie du District bénéficie de l’accompagnement technique des partenaires, dont l’Expertise France.

Durement frappée par les conséquences du changement climatique, à l’image d’autres collectivités du pays, la mise en œuvre de ladite convention sera le déclencheur d’une véritable lutte contre ce phénomène à Bamako où la qualité de l’air est affectée par les poussières sahariennes, les feux de brousse, de biomasse ou domestique par le secteur des transports, est-il persuadé.

« La qualité de l’air à Bamako s’est nettement détériorée, avec une concentration moyenne journalière de 504 ug/m3 dépassant la norme OMS qui est de 50ug/ m3. La concentration de Bezene seul fait 16ug/ m3 alors que la norme OMS de 1ug/ m3 », a alerté M. DIONÉ, ajoutant qu’avec de telle qualité de l’air, c’est une menace sérieuse sur la santé de la population. 

Présenté comme l’une des alternatives à ce défi, la coordinatrice du projet, Marie Anne SERVE a indiqué qu’il vise à renforcer les capacités des villes à développer et utiliser des instruments de planification et d’exécution dans les domaines de l’énergie, de la mobilité et de l’urbanisme; de promouvoir un cadre juridique et institutionnel adapté aux enjeux du changement climatique et de la transition énergétique, de soutenir les capacités techniques et de mobilisation de ressources des autorités locales; entre autres.

Et dans leur feuille de route se décline sous trois piliers conduisant à l’élaboration de 3 plans d’action avec comme finalité : atténuer, adapter et faciliter à l’accès à l’énergie. 

Par Sikou BAH

Source: info-matin

MaliwebEnvironnement
L’Agence de développement rural (ADR) du District de Bamako a tenu ce mardi son comité de pilotage du Plan Climat pour la capitale malienne sous la présidence du 2e adjoint au maire Ibrahima DIONE. La réunion a été marquée par la validation de la feuille de route dudit Plan...