Ce ne sont pas seulement les personnes qui subissent depuis 2012 au Mali la folie meurtrière de ‘’dijhadistes’’ et autres criminels.

 Les éléphants du Gourma en sont également concernés.

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Ce sont ainsi, plus de  167 pachydermes qui auront payé le prix de cruauté. Pour y mettre fin, une signature de protocole de collaboration tripartite entre la direction nationale des Eaux et forêts (Dnef), EMGA, le WF et ses partenaires a eu lieu le 14 avril dernier au département de l’Environnement et de l’Assainissement.

 

Depuis les évènements de mars 2012 et la rébellion qui s’en est suivie, les éléphants font quotidiennement l’objet de braconnage en vue d’alimenter les réseaux mafieux de trafic d’Ivoire. Pour les experts de la question, le braconnage entretient l’insécurité dans la zone dans la mesure où les ressources tirées du trafic d’Ivoire sont utilisées essentiellement pour l’achat des armes. Conscient de la menace qui pèse sur les éléphants du Gourma, Wild Foundation a lancé une « Alerte rouge » à l’effet d’interpeller l’opinion nationale et internationale sur le problème de l’abattage des éléphants. Le cri de cœur de Wild Foundation a eu écho au sein de l’Armée, des Eaux et forêts à travers le ministère de l’Environnement.

Une cérémonie de signature de protocole de collaboration tripartite entre les trois structures : Dnef, EMGA, WF et ses partenaires a eu lieu vendredi 14  avril 2017 au département de l’Environnement, de l’Assainissement et du développement durable. La cérémonie était présidée par le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement en présence du chef d’état-major des armées, le général Didier Dakoua, du directeur national des Eaux et forêts, du représentant de Wild Foundation.

Pour le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Mme Keita Aida Bow, il s’agit à travers la signature du protocole « de venir à bout du phénomène de braconnage et de restaurer de façon générale leur habitat ». Il a l’avantage de clarifier les rôles et responsabilités de chacune des parties qui doivent s’exercer dans un cadre synergique en vue d’une part d’appréhender les auteurs des tueries sauvages des éléphants et d’autre part de tarir les réseaux de trafic d’Ivoire.

Si rien n’est fait il y a un risque d’assister à la disparition des éléphants du Gourma entre mai 2019 et mai 2020.

Bow a magnifié les efforts louables de Wild Foundation et de l’armée aux côtés du service des eaux et fortes dans la lutte contre le braconnage. L’armée n’a pas été oubliée par le ministre M. Bow. Elle a salué à sa juste valeur le patriotisme car, « elle a tout de suite compris que la protection des éléphants fait aussi partie intégrante de sa mission de défense du territoire national et a déployé aussi tôt des contingents militaires dans le Gourma ».

Le ministre, s’adressant  à la direction des Eaux et forêts a rappelé leur mission régalienne qui est la protection efficace des éléphants.

 

Les éléphants du Gourma qui constituent l’espèce la plus septentrionale d’Afrique sont à la fois un patrimoine national et mondial qui bénéficient de la protection des Conventions internationales signées et ratifiées par le Mali. Ils sont en proie à toutes sortes de menaces dont la plus dangereuse est le braconnage.

A cause des braconniers, 36 éléphants sont morts en 2010 suite à l’occupation de la mare de Banzena par plus de 50 000 bétails transhumants. Le nombre d’éléphants existants en janvier 2012 était estimé de 308 et 368. De janvier 2012 à  janvier 2017, 167 éléphants ont été tués par les braconniers, soit 4 éléphants par mois ce qui représente entre 45 et 54% de la population totale en janvier 2012.  Qui sont ces braconniers ?

Source

(Les Echos)

26 Mars

MaliwebEnvironnement
Ce ne sont pas seulement les personnes qui subissent depuis 2012 au Mali la folie meurtrière de ‘’dijhadistes’’ et autres criminels.  Les éléphants du Gourma en sont également concernés.   Ce sont ainsi, plus de  167 pachydermes qui auront payé le prix de cruauté. Pour y mettre fin, une signature de protocole...