Dans le cadre des activités de la quinzaine de l’environnement, l’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN) a organisé, hier mercredi, à la Maison des ainés, une conférence-débat sur le thème : «Programme national de sauvegarde du fleuve Niger : Une vision pour un Mali émergent, atouts et perspectives».

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La cérémonie d’ouverture de la rencontre était présidée par le chef de cabinet du ministère de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, Siaka COULIBALY. La conférence était animée par le directeur général adjoint de l’ABFN, Moussa DIAMOYE. C’était en présence des représentants de la DNACPN, de l’EDM Sa, de la SOMAGEP, de l’UNESCO…
Selon le chef de cabinet du ministère de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, le Programme national de sauvegarde du fleuve Niger, porté par l’ABFN, se veut un ensemble d’actions ou d’initiatives de développement tout au long du fleuve Niger.
Cela constitue, à son avis, la traduction de la volonté politique des autorités de notre pays, avec en tête le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, (IBK) dont l’engagement en faveur de la protection du fleuve Niger ne s’est jamais démenti.
«Le fleuve Niger constitue l’artère nourricière du Mali dont la vocation agro sylvo pastoral est séculaire. Cette artère vitale, malgré de multiples efforts du gouvernement du Mali, des partenaires techniques bilatéraux et multilatéraux, traverse des périodes difficiles dues à certains facteurs, notamment la croissance démographique, les activités de l’homme telles que l’orpaillage », a souligné M. COULIBALY.
Dans sa présentation, le DGA de l’ABFN, Moussa DIAMOYE, a fait l’état des lieux de la situation actuelle du fleuve. Pour lui, les indicateurs sont inquiétants et se manifestent à travers la détérioration de la qualité de l’eau du fleuve; l’apparition de plantes aquatiques nuisibles ; l’éboulement des berges; l’occupation et l’exploitation des servitudes fluviales au mépris de la loi.
Selon le conférencier, le Programme national de sauvegarde du fleuve Niger (PNS-FN) vise surtout à contribuer à la réalisation et à la capitalisation de toutes les actions concourant à maintenir le fleuve Niger dans ses fonctions économiques, sociales, environnementales et de mobilité. Cela, dit-il, à travers entre autres l’amélioration de sa navigabilité ; l’aménagement de ses bassins versants ; la protection de ses berges contre les dégradations ; la dépollution des lits de ses affluents et de son cours d’eau principal ; la récupération et l’aménagement de ses berges au niveau des grandes agglomérations.
Pour M. DIAMOYE, ce programme traduit la volonté politique du Président IBK de redonner au fleuve Niger sa fonction d’artère vitale pour le Mali en circonscrivant les menaces qui pèsent sur ce cours d’eau.
Le conférencier a fait savoir que le PNS-FN a pour objectif principal de contribuer à la réalisation et à la capitalisation de toutes actions concourant à maintenir le fleuve Niger dans un état lui permettant de jouer l’ensemble de ses fonctions en ce qui concerne sa composante malienne.
Aussi, ajoute-t-il, ce Programme entend promouvoir les ouvrages de protection des berges ; développer les grands ouvrages ; promouvoir les aménagements des bassins versants ; promouvoir les mesures de dépollution du fleuve et de ses affluents ; sécuriser et améliorer le transport fluvial ; préserver et valoriser le patrimoine culturel lié au fleuve Niger.
Pour l’atteinte de ces objectifs, l’ABFN s’est donnée le devoir de mettre en œuvre certains axes stratégiques comme le développement des grands ouvrages ; la promotion des ouvrages de protection des berges ; la promotion des aménagements des bassins versants ; la promotion des mesures de dépollution du fleuve et de ses affluents ; la sécurisation et l’amélioration du transport fluvial ; la préservation et la valorisation du patrimoine culturel lié au fleuve Niger.
Au titre des projets et Programmes de l’ABFN, le conférencier a cité les travaux de protection des berges du fleuve Niger ; le projet de construction et d’équipement du siège de la Direction générale ; le Projet de dragage et de protection des berges de Diafarabé ; le Projet de dragage et de faucardage du Niger Supérieur (Frontière guinéenne-Koulikoro); le Projet de dragage du fleuve Niger entre Niafunké et Ansongo; le mécanisme de maitrise des pollutions et nuisances issues de l’activité artisanale de teinturerie.
Le coût total du Programme, a révélé le DGA de l’ABFN, est estimé à plus 1,431 milliards de FCFA, décliné en différentes composantes, à savoir : 13 projets sont déjà en exécution et 27 autres projets sont en phase de la recherche de financement.
En ce qui concerne le financement, affirme-t-il, les bénéficiaires contribuent à hauteur de 2% ; l’Etat malien pour 10% et les partenaires techniques et financiers pour 88%.
Par rapport aux sanctions qui doivent être prise contre les pollueurs, le conférencier a fait comprendre que ce rôle n’incombe pas à l’ABFN qui ne peut qu’attirer l’attention de qui de droit sur la question.
En conclusion, précise-t-il, cela relève de la responsabilité de la Direction nationale de l’Assainissement, du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN).

PAR MODIBO KONE

 

Source: info-matin

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