En un temps relativement court, le commissariat du 15è arrondissement a réussi un coup d’éclat dans des quartiers relevant de son autorité. Une prouesse vivement saluée par les populations

 

Il est incontestable qu’une police performante repose sur un puissant réseau d’information. C’est ce qui explique les résultats enregistrés par les policiers du 15è arrondissement dans leur guerre contre un groupe de malfrats qui écument certaines zones de la Cité des Trois caïmans.

Une dizaine de pistolets automatiques (PA) améliorés et leurs chargeurs en cours de fabrication, plusieurs autres fusils finis, des munitions et des outils de fabrication de tout cet arsenal: tels sont les objets dangereux que fabriquait un groupe d’individus qui entendait (très certainement) les écouler sur le marché noir. Mais hélas pour eux. Les policiers ne leur ont pas donné le temps nécessaire pour cela. Ils ont coupé l’herbe sous leurs pieds en procédant à la saisie de leurs marchandises, avant d’interpeller tous ceux qui étaient impliqués dans la mise en place et l’exécution de ce sinistre projet.

En effectuant une descente inopiné sur le site de fabrication de ces armes, les hommes du commissaire principal Aminata Louis Keita, en charge du 15è arrondissement, étaient très surpris de découvrir et de mettre la main sur un tel arsenal dans une famille de Baco-Djicoroni, en Commune V du District de Bamako. Cela à la suite d’une perquisition liée à l’arrestation d’une dizaine de fabricants illégaux d’armes le 15 septembre dernier. à ce jour, les mis en cause ont tous été placés sous mandat de dépôt par le Tribunal de la Commune V pour «fabrication et vente illégale d’armes à feu et de munitions». Dans cette affaire, comme dans de nombreuses autres du genre, les policiers ont surtout misé sur le renseignement.

Selon nos sources policières, à la date indiquée plus haut, le commissariat du 15è arrondissement avait été informé par un citoyen désirant garder l’anonymat. Sans vouloir entrer dans des détails, l’informateur des limiers a brièvement donné des explications sur ces fabricants illégaux d’armes et de munitions. Il ne s’est pas non plus privé d’ajouter que les armes ainsi fabriquées étaient également destinées à être vendues.

Ces informations étaient assez suffisantes pour les limiers dudit commissariat qui avaient déjà localisé les lieux et essayaient d’y voir clair. La suite de l’histoire confirmera les faits tels que relatés par l’informateur anonyme de la police. Dès les minutes suivantes, les limiers se sont rapidement mis à la tâche pour mettre la main sur ces indélicats individus qui avaient été dénoncés.

Dans la foulée, le capitaine de police Ilias Goro et ses hommes ont effectué une descente dans cour d’une famille, là même où les faussaires travaillent quasi-régulièrement, comme s’ils évoluaient dans la légalité la plus totale. Dotés du maximum de renseignements bien avant de quitter leur base, les policiers n’auront pas de difficulté à trouver ce qu’ils recherchaient. Au cours de leur opération, une dizaine de fabricants illégaux d’armes et de munitions ont été alpagués.

La perquisition effectuée sur place a permis de mettre la main sur les armes. Notamment des fusils, des chargeurs, des munitions et de nombreux outils qui leur permettaient de fabriquer tout cet arsenal. Ainsi, les preuves étaient suffisantes pour envoyer ces ouvriers à l’ombre. Entre-temps, ils avaient été auditionnés et placés en garde à vue, le temps d’achever les enquêtes pour les envoyer devant le parquet du Tribunal de grande instance de la Commune V. Là, ils auront l’occasion de s’expliquer davantage lors de leur comparution devant les juges.

Rappel. Quelques jours avant, le même commissariat avait mis hors d’état de nuire des braqueurs et des hommes en possession d’armes de guerre. Ces bandits de grand chemin sévissaient dans certains quartiers des communes V et VI du District de Bamako. Organsinés en bande de trois pour les premiers et quatre les seconds, ils ont été interpellés en deux temps. Ces bandits de grand chemin ont tous été mis hors d’état de nuire entre le 5 et le 9 septembre derniers à Baco-Djicoroni et à Faladié dans les environs des deux communes citées plus haut.

Selon les mêmes sources au commissariat de police du 15è arrondissement, dans la nuit du 5 au 6 septembre dernier, aux environs de 21 heures, les éléments dudit commissariat ont interpellé quatre individus qui venaient juste de tirer avec un fusil sur un pauvre motocycliste. Apparemment, les quatre bandits suivaient, depuis un bon moment, les faits et gestes de leur future victime avant de passer à l’action. Ils savaient (très probablement) que le motocycliste en question était en possession d’argent liquide. C’est pourquoi, après avoir tiré sur lui, ils l’ont dépossédé de la somme estimée à quatorze millions (14.000.000) de francs CFA. Mais par malheur pour les bandits, ils n’auront pas le temps de jouir du fruit de leur sale opération nocturne.

Quelques instants plus tard, les quatre ont été alpagués par les limiers patrouilleurs conduits cette par le chef de la Brigade des Recherches, le Capitaine Ilias Goro. C’est comme cela que le quatuor de bandits a été conduit manu militari dans les locaux des policiers pour audition. Audition qui aura permis de comprendre qu’ils sont tous des multirécidivistes impliqués dans de nombreux cas de braquage à travers des quartiers de la Commune V du District de Bamako et ses environs.

Quelques jours seulement après, plus précisément le 9 septembre, les mêmes limiers ont interpelé trois (3) individus suspects au niveau du parc à bétail de Faladié sur les hauteurs de la Commune VI du District de Bamako. S’en sont suivies des investigations plus poussées. Celles-ci auront permis de mettre la main sur trois (3) pistolets mitrailleurs (PM), deux (2) caisses de munitions contenant chacune 1400 balles, une machette et un sabre. Nos amis policiers nous ont assurés que les enquêtes se poursuivent avec l’espoir de mettre la main sur d’éventuels complices.

Quelques jours plus tôt, vers la fin du mois d’août, les mêmes limiers du même 15è arrondissement ont mis la main sur un individu en possession de trois (3) pistolets mitrailleurs. Plus tard, tous ces malfaiteurs ont été déférés devant les tribunaux pour la suite judiciaire à donner aux différents dossiers les concernant. Suite à cet exploit des policiers du 15è arrondissement, la hiérarchie invite toujours les populations, potentielles victimes, à collaborer en s’impliquant davantage pour fournir aux policiers des informations fiables pour leur permettre d’assainir leurs quartiers en les débarrassant de nids de bandits afin de leur permettre de vaquer librement à leurs occupations de jour comme de nuit.

Yaya DIAKITÉ

Source : L’ESSOR

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