L’homme de 25 ans a été reconnu coupable d’abus sexuel sur Alima, une fille de moins 18 ans, aide-ménagère, fin janvier 2019 à Daoudabougou. Quatre autres de ses coaccusés mineurs ont été condamnés par le tribunal pour enfants.

Violée à trois reprises, la même nuit par cinq garçons. C’est le triste sort de Alima, aide-ménagère de moins de 18 ans. Le 31 janvier dernier, dans la nuit, elle sort en compagnie de deux de ses amies aussi aide-ménagères pour se rendre à Daoudabougou chez le petit ami d’une d’entre elles. Les trois filles sont toutes employées dans une même famille à Kalaban-coura. Mais nouvellement venue et plus jeune que les autres, Alima tombe dans une situation qui ressemble à un piège. Car aussitôt arrivée au grin, elle est embarquée dans une chambre par deux des membres du groupe, B. Doucouré et A. Diawara qui abusèrent d’elle. A la grande surprise de Alima, ses amies ne l’ont non seulement pas aidé, pire, elles sont rentrées à la maison sans elle. C’est alors que deux autres membres du même groupe l’un surnommé Magnan et l’autre Le vieux, lui proposèrent de l’accompagner. Désemparée, Alima accepte leur proposition.

Erreur ! Ceux-ci, à leur abusent d’elle sur le chemin, dans la rue. C’est alors que Mamadou Konaté, 25 ans, de retour de sa promenade nocturne coïncide avec la deuxième scène de viol. Pris de peur, les deux garçons prennent la tangente abandonnant leur victime.

Malheureusement, Alima n’est pas encore au bout de ses peines. Car à l’instar des quatre garçons, Mamadou Konaté dit Marley tentera de satisfaire sa libido avec la fillette. « Il était avec un de ses amis qui l’a supplié  de me laisser partir.  Mais il a refusé et m’a traîné dans la rue pour abuser de moi », a témoigné,  la victime, le 15 mai, devant les jurés de la Cour d’assises. Cependant l’homme n’aura pas suffisamment de temps pour calmer ses pulsions sexuelles. Car, il sera  à son tour, surpris  par un riverain.

« Chez le juge instructeur tu avais déclaré qu’il voulait abuser de toi mais qu’il n’a pas pu le faire, car interrompu par quelqu’un. C’est différent de vos propos de ce matin. Est-ce qu’il t’a touché réellement ? », interroge le président de la Cour.

« Oui, il m’a touché », répond la victime, accompagnée de sa patronne.

« Alima. Soyons précis. Il y a eu pénétration ou pas. Quand on vient ici, il n’est plus question de honte. On dit les choses telles qu’elles sont », insiste l’avocat de la défense. « Il a tenté de me pénétrer,  mais ça n’a pas passé », déclare Alima. « ça n’a pas passé! », réplique l’avocat. « Non, ça n’a pas passé », répond la victime.

Mamadou Konaté, l’accusé, lui, a nié catégoriquement les faits. Au contraire, il soutient l’avoir sauvé des griffes des premiers violeurs. « J’ai trouvé la fille toute nue au grin avec les amis de mes petits frères. Ils m’ont proposé de coucher avec elle. La fille elle-même était d’accord, mais j’ai refusé. A ma grande surprise un policier toutivre est venu m’arrêter le lendemain à la maison », raconte l’accusé.

Alors que d’après les témoignages de la victime, la police a arrêté Mamadou et ses autres coaccusés grâce au monsieur qui est intervenu la nuit de l’acte. Ce dernier a conduit la victime chez sa patronne après avoir identifié son bourreau qui sera interpellé le lendemain matin puis écroué.

Cependant pour l’avocat de la défense, Mamadou Konaté ne jouit pas de toutes ses facultés et ses propos sont incohérents. En conséquence, il a plaidé pour sa libération, conformément à l’article 28 du Code pénal selon lequel, un malade mental ne peut être condamné.

« Avez-vous quelque chose à ajouter à la plaidoirie de votre avocat », demande le président de la Cour. « Oui ! Mon dernier mot, c’est de rentrer à la maison. Je ne suis pas coupable. Libérez-moi. Jveux retourner chez moi », déclare l’accuse.

Mais peine perdue. La Cour a reconnu, Mamadou, coupable des faits de viol et l’a condamné à cinq ans de prison ferme.

NB : les prénoms de la victime et des quatre accusés mineurs ont été modifiés.

Lassina NIANGALY

Source: lejalon.wordpress.com

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