Les jeunes artistes de la région de Gao, regroupé au sein d’une association dénommée “Les Haut-parleurs”, étaient au cœur d’une formation sur le thème : “Education aux droits de l’homme, à l’engagement citoyen et à la culture de la paix à travers le slam”. La dite formation s’est tenue du 14 au 17 Décembre dernier, dans la salle de conférence de la mairie de la commune urbaine de Gao.

Une trentaine de jeunes rappeurs et slameurs ont pris part à cet atelier qui se voulait un cadre de formation et de sensibilisation sur les notions de droits de l’homme et de citoyenneté, afin de mieux promouvoir la culture de la paix. « Cette formation m’a permis de mieux connaitre les notions de droits de l’homme, la citoyenneté et la culture de la paix. Je sais que nous sommes toujours dans la crise et que nous avons un rôle à jouer pour calmer la situation. Merci à la MINUSMA pour cette occasion qu’elle nous a donné pour mieux contribuer à la culture de la paix et de la justice dans notre pays, » a déclaré Agaicha Issoufi, Jeune Slameuse.

C’est aussi l’avis de M. Sidi Hamar Ousmane dit Papa S, Artiste et Président de l’Association “Les Haut-Parleurs”. Il prône une familiarisation de la jeunesse avec les concepts de droits de l’homme, afin que celle-ci fasse valoir sa citoyenneté. « Nous sommes conscients qu’il ne peut y avoir une paix réelle sans le respect des droits de l’homme et nous voulons la paix, » a-t-il soutenu.

Durant quatre jours, cette formation initiée par la division des droits de l’homme et de la protection (DDHP) de la MINUSMA à Gao, a permis aux jeunes d’apprendre les techniques d’expression orale et les techniques d’écriture du slam, dans le but de devenir des vecteurs de promotion des droits de l’homme et de la paix au sein de leurs communautés. Ce fut aussi l’occasion de mettre ces jeunes en concours de slam sur la thématique de l’atelier. Selon M. Jean-Marie Kalama, de la DDHP au bureau de la MINUSMA à Gao, « cette formation s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement de la jeunesse dans la promotion des droits de l’homme, à travers la musique. Au-delà des différentes sensibilisations que nous faisons en faveur des jeunes, nous avons jugé nécessaire d’associer les jeunes talents en slam pour véhiculer les messages en droits humains ».

La compétition qui était prévue dans le programme a enregistré 11 slameurs, dont 4 jeunes filles. Chaque candidat a choisi un thème lié à celui de l’atelier pour sa prestation. De la scolarisation de la jeune fille, à la dénonciation des violences faites aux femmes en passant par le banditisme et l’injustice, les slameurs ont démontré leur engament à travers des mots qui sensibilisent et rappellent la nécessité du respect de certaines valeurs pour assurer la paix et le vivre ensemble durable. « C’est un sentiment de fierté qui m’anime aujourd’hui quand je vois ces jeunes artistes s’intéressés aux questions relatives aux droits de l’homme et à la citoyenneté. Très souvent ils racontent qu’ils connaissent leurs droits mais c’est le contraire dans la pratique. Cette initiative est vraiment salutaire et nous en  remercions la MINUSMA qui ne cesse mener des actions dans le sens de la construction d’une paix durable, » s’est réjoui M. Abdrahamane Cissé, Directeur régionale de la Jeunesse et des Sports.

Des prix ont été décernés aux trois lauréats. C’est Mohamed Boubacar qui a été déclaré vainqueur, suivi d’Agaicha Issoufi et d’Abdoulaye Ibrahim. Chaque participant a également reçu une attestation de participation à cette formation.

Le slam est une histoire de rencontres plurielles, d’échanges, de joutes verbales, de mise en jeu de la voix, des mots et des émotions. C’est un partage poétique qui désormais à Gao, est aussi un moyen de promouvoir les droits humains.

SourceMinusma

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Les jeunes artistes de la région de Gao, regroupé au sein d’une association dénommée 'Les Haut-parleurs', étaient au cœur d’une formation sur le thème : 'Education aux droits de l’homme, à l’engagement citoyen et à la culture de la paix à travers le slam'. La dite formation s’est tenue...