Les travailleurs des collectivités territoriales, à travers leur bureau de coordination, a entamé une grève de 14 jours, hier mardi, sur toute l’étendue du territoire national. Les grévistes revendiquent au gouvernement la satisfaction de six points.

Après une première grève, du 4 au 8 mars, sans succès, le Syndicat national des travailleurs des collectivités territoriales (SYNTRACT) avait introduit, le 05 mars dernier, un nouveau préavis grève de 14 jours, du 19 au 31 mars.

Le secrétaire à l’information, M. Abdina Karambé, joint au téléphone par nos soins, a confirmé le mouvement de grève en cours et le respect total du mot d’ordre de grève par les militants. Depuis hier, nous a-t-il confié, les opérations de retrait et dépôt des demandes d’extraits d’actes de naissance, de mariages sont prises en otage par les travailleurs des collectivités.

« Si ses revendications n’étaient pas satisfaites, le SYNTRACT se réserve le droit de poursuivre la grève jusqu’au 31 mars prochain sur le territoire national, avec comme mesures conservatoires, l’arrêt de mandatement des salaires des agents des secteurs transférés (qui durera de façon illimitée jusqu’au dénouement total de la question salariale des agents », nous a confié le responsable syndical.

Rappelons que les travailleurs des collectivités réclament du gouvernement, six points de revendication. Il s’agit du paiement immédiat des salaires du 2e semestre 2017 et ceux de l’année 2018 en application l’arrêté interministériel N°1482/MCT/MEF-SG du 08 mai 2018 portant la prise en charge des salaires des fonctionnaires des collectivités du cadre de l’administration générale sur le fonds national d’appui aux collectivités territoriales (FNACT). Ensuite, le syndicat réclame l’inscription des crédits dans la loi des finances représentant le montant des salaires et accessoires des salaires des fonctionnaires du cadre de l’administration générale, comme c’est le cas chez les fonctionnaires des cadres transférés (santé, éducation…).

Parmi les points de revendication figure aussi la relecture des cadres organiques des services publics afin de prendre en compte les corps de la Fonction publique des collectivités territoriales. Aussi, le SYNTRACT demande au gouvernement, la diligence des dossiers d’avancement, de mutation et de formation dans le circuit de signature. On note également parmi les revendications, l’application des points d’accord contenus dans le procès-verbal de conciliation entre le gouvernement et le syndicat national des travailleurs des collectivités territoriales en date du 24 mai. Enfin, la coordination nationale des travailleurs des collectivités territoriales des travailleurs des collectivités territoriales demande l’achèvement du processus d’intégration des contractuels omis de 2006 à 2010.

Les responsables du SYNTRACT accusent de mauvaise foi le gouvernement qui n’a pas accepté d’engager un véritable dialogue avec eux. IL s’agit, selon M. KARAMBE, d’un manque de considération des autorités envers les travailleurs des collectivités territoriales.

Il faut noter que les syndicalistes dénoncent une insuffisance de ressources humaines au niveau de la fonction publique des collectivités territoriales, depuis leur création en 1995. Également, le Pays manque de ressources financières pour assurer le salaire des 60 000 agents des collectivités, à travers le pays.

SABA BALLO

Source: info-matin.

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Les travailleurs des collectivités territoriales, à travers leur bureau de coordination, a entamé une grève de 14 jours, hier mardi, sur toute l’étendue du territoire national. Les grévistes revendiquent au gouvernement la satisfaction de six points. Après une première grève, du 4 au 8 mars, sans succès, le Syndicat national...