Pour le Chef de l’Etat, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, «rarement un processus électoral sur notre continent aura été aussi inclusif, aussi transparent, aussi soucieux de faire ce qu’il faut ».

A l’instar des autres pays africains, le Mali a célébré la Journée de l’Enfant Africain, le 18 juin dernier. C’était sous la présidence du Chef de l’Etat, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta.

En effet, cette journée marque la date anniversaire du soulèvement des enfants de Soweto en 1976 qui ne demandaient que le respect de leurs droits.

Pour le Président IBK, «venir célébrer avec les enfants du Mali cet événement historique, douloureux, n’est même pas une cérémonie banale mais une commémoration. Car, leur combat a été sublimé par leur massacre et s’en souvenir annuellement n’est pas indifférent».

Le Chef de l’Etat s’est dit «frappé par la maturité de nos enfants, la pertinence de leurs propos» et a avoué avoir été «touché par leurs préoccupations, leur supplique pratiquement à nous adultes, singulièrement à ceux qui ont vocation ou mission de faire la politique ».

«Ils nous ont rappelé que la politique, au sens noble du terme, c’est l’art de gérer la cité au profit de ceux qui habitent la cité, l’art de gérer la cité des citoyens. Cela devrait s’entendre sans violence aucune et que soient conviés tous ceux qui sont en capacité et en droit de faire le choix dans des conditions apaisées. C’est cela la Démocratie, qui nous vient de la Grèce antique, et que nous avons connue chez nous sous toutes ses formes. L’Etat malien, qui est une réalité depuis le 11e siècle, l’Etat malien de 1050 était un Etat policier», a déclaré le locataire de Koulouba.

Dans cet esprit, le Chef de l’Etat a convié chaque citoyen à la construction de la cité «dans la bonne entente, dans la fraternité, avec le sang-froid qui convient sans qu’aucune menace ne soit introduite». Et à IBK d’ajouter: «Parce que des menaces, nous n’en voulons point. Nous sommes sereins, nous assurerons l’Etat en toute circonstance, calmement et très fermement. Nul n’a le droit de prétendre en imposer au Peuple malien par une affirmation de violence». Selon le Président de la République, «nous allons vers des élections apaisées» comme en témoigne l’Organisation Internationale de la Francophonie dont  l’une des missions d’expertise reconnues urbi et orbi l’a dit très clairement. Il parla des cartes d’électeurs sécurisées, biométriques, c’est-à-dire infalsifiables parce qu’elles comportent un code indécelable ; de la révision exceptionnelle des listes électorales  et de l’audit du fichier électoral dans les règles de l’art.  Bref, tout ce qui doit être mis en œuvre pour que ces élections soient claires, transparentes et crédibles l’est aujourd’hui.

«Il n’existe aucune raison aujourd’hui dans ce pays d’être dans quelque émoi que ce soit par rapport au processus électoral», a averti IBK.

Regret des événements de Kénièba

Selon le Président IBK, il existe, certes, un petit soubresaut auquel il faut faire attention. Parlant des regrettables événements advenus à Kénièba, le Président de la République dira qu’ils nous ont fortement interpellé tous. Surtout qu’and il s’agit d’une revendication catégorielle qui est «d’ordre minière».

«On est parti au-delà de la mine en ville, s’en prendre aux lieux d’autorité, singulièrement la préfecture, et qu’on y a surtout ciblé les cartes d’électeurs qui venaient d’y être livrées et qui ont été la proie des flammes. Ce sont autant de ressources qui ont été brûlées ; car, ces cartes d’électeurs biométriques ont été remplacées et les nouvelles cartes seront ici, Inchallah, le 21 de ce mois de juin 2018. Le prix de réimpression de ces cartes eut été plus utile sûrement pour le confort d’un Centre de santé communautaire, d’une maternité, d’une école… », a expliqué Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta. Qui poursuit en s’interrogeant : «Ces cartes d’électeurs parties en fumées, pourquoi ? Pour empêcher le Peuple malien de voter ? Qui a intérêt à cela ? »

Selon le Président IBK, « rarement un processus électoral sur notre continent aura été aussi inclusif, aussi transparent, aussi soucieux de faire ce qu’il faut ».

En réponse aux enfants qui demandent aux acteurs politiques : ‘’faites en sorte de ne pas nous effrayer, faites en sorte que nous n’ayons pas à craindre le jour du scrutin, faites en sorte que nous n’ayons pas à craindre le lendemain du scrutin’’, le Chef de l’Etat a répondu : «Enfants du Mali, apaisez-vous. Vous êtes en paix aujourd’hui et vous serrez en paix le jour du vote, Inchallah, et le lendemain du vote, Inchallah. Notre devoir sera assumé. Nos enfants, nous vous avons compris (votre message), nous sommes fiers de vous, tout ce qui a été dit aujourd’hui a été déclamé de la plus belle des façons dans le temps, dans le choix du verbe, le (bon) sens et la référence».

Cyril ADOHOUN

L’Observatoire

MaliwebSociété
Pour le Chef de l’Etat, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, «rarement un processus électoral sur notre continent aura été aussi inclusif, aussi transparent, aussi soucieux de faire ce qu’il faut ». A l’instar des autres pays africains, le Mali a célébré la Journée de l’Enfant Africain, le 18 juin dernier. C’était...