Hier, jeudi 18 avril, la Cour d’assises de Bamako a condamné Tidiane Traoré à 5 ans de réclusion criminelle pour « association de malfaiteurs, vol qualifié et viol », aux dépens de la dame Mariam Arama, à Banconi, en commune I du district de Bamako.

 

C’est faits se sont passés en 2017, à Missira, en Commune II de Bamako, quand la demoiselle Mariam Arama croisa un groupe de quatre jeunes, munis d’armes à feu et d’armes blanches, qui lui intimèrent de monter sur leur moto. Apeurée, elle s’exécuta et fut conduite dans le marché de Banconi, où elle fut violée par les jeunes à tour de rôle. Après ce forfait, Tidiane Traoré lui retira son téléphone portable ainsi que 35.100 FCFA se trouvant dans sa pochette. Ce dernier céda néanmoins à sa prière de la déposer chez elle.

Sur le chemin de retour, lorsqu’ils croisèrent une patrouille de police du 1er Arrondissement, Mariam eut le bon réflexe de crier au voleur. Secourue par les policiers, elle raconta sa mésaventure avec Tidiane et sa bande.

Arrêté et conduit dans les locaux du Commissariat, une rapide palpation permit de retrouver une arme à feu sur Tidiane Traoré. C’est ainsi qu’il fut interpellé pour « association de malfaiteurs, de vol qualifié et de viol »conformément aux dispositions des articles 175, 252, 253 et 226 du Code pénal.

A l’enquête préliminaire, l’inculpé a reconnu sans ambages les faits à lui reprochés, puis se rétracta  devant le magistrat instructeur, en mettant toute la responsabilité des actes sur son ami Mamadou Mouké Doucouré, qui n’a jamais été entendu par la police.

Devant la Cour, l’accusé ne fut pas cohérent dans ses propos. Il a tout de même nié les faits à lui reprochés, avouant juste qu’il conduisait la moto cette nuit, « J’étais assis devant un salon de coiffure quand Mamadou Mouké est venu me demander de l’accompagner en ville. Je l’ai conduit jusqu’à Missira. A peine arrivés, nous sommes tombés en panne d’essence, Mamadou Mouké me remit alors de l’argent pour remettre du carburant dans la moto. A mon retour, je l’ai trouvé arrêté avec une fille. Ensemble, à trois, nous sommes revenus au salon, d’où ils repartirent tous les deux. Plus tard, ils revinrent me trouver au même lieu, où mon ami me demanda de raccompagner la fille. C’est en cours de route qu’une patrouille de police nous a arrêtés et Mariam leur dira que je suis un violeur « , a-t-il soutenu.

La partie civile, Mariam Arama, une vendeuse de jus au marché de Missira, a balayé d’un revers de main les propos tenus par Tidiane Traoré. Elle soutint qu’il est à l’origine de toute l’histoire, l’ayant menacée d’une arme cette nuit et obligée à monter sur la moto,« j’ai accepté de partir avec eux. Arrivés à Banconi, précisément au niveau du marché, ils m’ont entraînée dans un coin pour me violer. Ils étaient 4 personnes. Plus tard, Tidiane m’a dépossédée de mon téléphone plus 35.100 FCFA. Je l’ai ensuite convaincu de m’accompagner en espérant qu’on croisera en chemin des policiers »,a-t-elle dite.

Le ministère public a salué la bravoure de la victime qui accepté de comparaître pour éclairer la Cour. A ses dires, il est constant et palpable dans le dossier que Tidiane Traoré est l’auteur des crimes à lui reprochés et de requérir de la Cour de le retenir dans les liens de l’accusation.

La défense a plaidé coupable en partie. Puis de relever que nulle part, dans le dossier, il n’a été apporté le rapport médical attestant que Mariam a été violée.

La Cour a condamné Tidiane Traoré à 5 ans d’emprisonnement ferme et au paiement de 500.000 FCFA à Mariam Arama à titre de dommages et intérês

O.BARRY

Source: l’Indépendant

MaliwebFaits diversSociété
Hier, jeudi 18 avril, la Cour d’assises de Bamako a condamné Tidiane Traoré à 5 ans de réclusion criminelle pour « association de malfaiteurs, vol qualifié et viol », aux dépens de la dame Mariam Arama, à Banconi, en commune I du district de Bamako.   C’est faits se sont passés en 2017,...