Afin de minimiser les risques de contamination à la maladie du coronavirus, le gouvernement a décrété un couvre-feu le jeudi  26 mars 2020. Ce couvre-feu va de 21 heures jusqu’à 5heures du matin. Le secteur informel peine à soutenir la mesure.

 

 Cette mesure prise par les  autorités  pour réduire les risques de contamination au virus  ne fait pas  l’unanimité au sein de la population. Elle risque de plomber  la majorité des citadins qui  œuvrent pour la plupart  dans le secteur informel selon certains. A cela s’ajoute les comportements peu orthodoxes   des forces de l’ordre sur le terrain.

“Nous les chauffeurs de taxi, ce couvre-feu nous handicape énormément. Demander à un taximan de ne plus circuler au-delà de 21 heures est synonyme de galère. Nous prions que cette épidémie soit  vite maitriser sinon je ne crois pas que les Maliens pourront supporter longtemps sachant que beaucoup travaillent pendant la nuit”, s’inquiète Boubacar Coulibaly, chauffeur de taxi.

  1. K. est gérant d’une station d’essence de la place, il assiste impuissamment à la chute de ses recettes depuis l’instauration du couvre-feu.

“Pour moi le meilleur moyen était de ne pas ouvrir la porte au coronavirus et pas un couvre-feu qui ne réglera rien. Nous restons d’habitude jusqu’à 23 heures, mais avec ce couvre-feu cela n’est plus possible. Même dans la journée les transporteurs en commun ne prennent plus assez de carburant par ce qu’ils savent pour combien de temps ils doivent rester dehors. Franchement de mon avis cela ne fait pas l’affaire, parce que vous voyez même comment nos policiers se versent dans la violence”, regrette-t-il.

 

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Afin de minimiser les risques de contamination à la maladie du coronavirus, le gouvernement a décrété un couvre-feu le jeudi  26 mars 2020. Ce couvre-feu va de 21 heures jusqu’à 5heures du matin. Le secteur informel peine à soutenir la mesure.    Cette mesure prise par les  autorités  pour réduire les...