Le vice-président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) est catégorique par rapport au mandat du bureau de la structure :« Nous n’avons aucun intérêt à prolonger un mandat. Je ne saurais rendre le Bureau actuel du HCME illégal, il n’y a pas de violations des textes ».

 

Alors que le HCME tient régulièrement ses assises dans les délais statutaires, il a dû reporter la réunion de son Conseil d’administration et celle de la Conférence qui devraient se tenir respectivement en Avril et en Août dernier pour « cause de la pandémie du Coronavirus ou COVID 19 ». Ce report est interprété par certaines bases dont celle du Gabon comme une violation des textes de l’institution et une volonté des premiers responsables de se maintenir à la tête de l’organisation. Cette base a allée jusqu’à adresser une correspondance aux responsables de la faitière pour exiger le renouvellement de ses instances dirigeantes la structure.

Face à la presse le vendredi 23 octobre 2020 au siège du HCME, le vice-président Mohamed Sidibé justifie ce rapport par « un cas de force majeure à l’échelle planétaire », notamment le Covid19. Selon lui, en dehors des pays voisins du Mali, il n’y a aucune possibilité de faire venir tous les Maliens, les frontières étant fermées.

« Nous n’avons aucun intérêt à prolonger un mandat. Je ne saurais rendre le Bureau actuel du HCME illégal, il n’y a pas de violations des textes », a sèchement répondu le N°2 du HCME. Ce qui sous-tend que le bureau dirigé par Habib Sylla n’est pas illégal.

Une correspondance gabonaise non juridique

Dans ses explications, le vice-président à fait comprendre que les statuts du HCME autorisent une Assemblée générale régulière convoquée tous les cinq ans et des AG extraordinaires autant de fois.

 

Au sujet de la correspondance du Conseil de base du Gabon adressée au HCME, le vice-président de la structure estime que cette « lettre n’a pas de fondement juridique ». « On n’a pas enregistré une seule démission au Gabon. Les bureaux de l’extérieur sont mis en place par deux voies : par consensus ou par élection au suffrage universel direct en présence des représentants du BE du HCME », a expliqué M. Mohamed Sidibé. Qui reste explicite : « Le renouvellement du bureau (HCME) n’est pas lié au renouvellement d’un Conseil de base ».

Nul n’est indispensable

Répondant aux interrogations selon lesquelles pourquoi le président du HCME, Habib Sylla, s’obstine à s’éterniser à la tête de la structure, M. Mohamed Sidibé est formel : « Il est irréaliste de croire qu’un homme ne peut pas être remplacé ». Avant Sylla, il y a eu des présidents, après lui, il y en aura, a-t-il fait comprendre. Avant d’ajouter que si un quelqu’un fait son travail comme cela se doit et qui contribue au développement de la structure, comme le cas du président Habib Sylla, il faut le reconnaitre et le féliciter.

Pour finir, le vice-président du HCME appelle au calme et rassure : « Dès que la situation reviendra à la normale, les convocations seront renouvelées et les assises se tiendront ».

EL Cyrilito DACK

Icimali

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Le vice-président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) est catégorique par rapport au mandat du bureau de la structure :« Nous n’avons aucun intérêt à prolonger un mandat. Je ne saurais rendre le Bureau actuel du HCME illégal, il n’y a pas de violations des textes ».   Alors que le HCME...