Plus de secret, ni de respect de la dignité humaine avec l’arrivée des réseaux sociaux au Mali. Conséquence : des pratiques peu recommandables (insultes grossières de père et mère, diffamations, attentat à la pudeur d’une personne, chantage… » constitutives d’infractions deviennent de plus en plus récurrentes dans le pays. Avec les nouvelles démarches en cours, l’application de la loi sur la cybercriminalité connaitra une autre dimension, puisque tout semble être fait pour la création d’un pôle judicaire spécialisé.

Avec la transition en cours, des réformes visant à apporter de changement dans le secteur de la justice sont en cours. Parmi lesquelles réformes figure cette proposition de créer un pôle judiciaire spécialisé contre la cybercriminalité. Ainsi, l’idée de créer ce nouveau pôle est venue du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. Se fiant à l’information récemment donnée par les nouvelles autorités, tout porte à croire que la transition est d’avis pour la création d’un pôle judicaire spécialisé. Lequel aura en sa charge de lutter contre la cybercriminalité, sous toutes ses formes au Mali. Suite au conseil de ministres du mercredi, 18 mai 2022, l’annonce a été faite aux Maliens par les autorités de la transition. A peine annoncée, ladite nouvelle a fait l’objet de publication sur la page du parquet de la commune IV de Bamako, ce tribunal ayant fait de la lutte contre la cybercriminalité son travail depuis quelques moments. « Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le conseil des ministres a pris acte d’une communication relative à l’institution prochaine d’un pôle judicaire spécialisé en matière de lutte contre la cybercriminalité », a-t-on appris sur la page du parquet. L’utilisation des techniques numériques s’avère, de nos jours, « une impérieuse nécessité compte tenu de l’essor des nouvelles technologies de l’information et de la communication », ajoute-t-on. Aux dires des nouvelles autorités de la transition, les conséquences qu’entraine le mauvais usage des réseaux sociaux sont graves. Seule l’application stricte de la loi sur la cybercriminalité peut être d’un apport capital, pour pouvoir juguler le phénomène. Via le communiqué du conseil des ministres qu’elles ont voulu divulguer, les autorités ont tenu à confier ceci : « Il importe de relever que l’utilisation malveillante des réseaux sociaux peut entrainer des conséquences très graves, notamment des cyberattaques, d’escroquerie, de discrédit contre les gouvernements, les entreprises et les particuliers ». La commission récurrente de ces faits sur les toiles, visible presque tous les jours, importe la prise des mesures idoines afin de faire face au fléau. D’où l’adhésion des plus hautes autorités à l’idée d’avoir un pôle judiciaire qui réprime les infractions commises sur les toiles. « L’institution d’un pôle judicaire spécialisé en matière de lutte contre la cybercriminalité permet de mieux encadrer l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication », souligne-t-on sur la page du parquet. En l’occurrence, il convient de retenir que la création de ce pôle figure parmi plusieurs autres réformes que le ministre Mamoudou Kassogué et son staff sont en train de faire dans le secteur de la justice malienne. Parmi ces nombreuses réformes figure la mise en place d’un Pôle national et financier qui va être occupé par des juges d’instruction et autre personnel spécialisé. À cela s’ajoute la mise en place prochaine de l’agence de recouvrement et de gestion des avoirs criminels, en vue de lutter contre les criminels et délinquants financiers. Aussi, lesdites reformes consistent à relire des textes du pays comme le code pénal malien, pour la prise en compte des infractions comme l’esclavage par ascendance et autres. Pour qui connait la difficile mission de contrôler ces milliers d’usagers des toiles, la question se pose à savoir si l’existence d’un pôle judiciaire spécialisé permettra-t-elle aux Maliens de changer de comportement sur les réseaux sociaux ?

Mamadou Diarra

Source: LE PAYS

MaliwebJustice
Plus de secret, ni de respect de la dignité humaine avec l’arrivée des réseaux sociaux au Mali. Conséquence : des pratiques peu recommandables (insultes grossières de père et mère, diffamations, attentat à la pudeur d’une personne, chantage… » constitutives d’infractions deviennent de plus en plus récurrentes dans le pays. Avec les...