Infatué, n’ayant jamais goûté à la componction et d’une pleutrerie jamais assumée, Moussa Marathon, dans une manœuvre désespérée et désespérante, attife le Conseil des ministres de la responsabilité de sa décision personnelle de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille en se rendant à Kidal. Il travestit l’histoire présentant sa pige à la Primature marquée par une relation idéalisée avec le Mandé Masa, un management mirifique, et un sinapisme sur sa proscription de la Primature.   

                                       

Face à l’INTOX de destruction massive, nous vous proposons la DÉSINTOX de construction massive.

Lisez les croustillantes PÉPITES de la semaine.    

La fabulation

INTOX

Dans l’émission “Droit dans les yeux”, diffusée par la chaîne guinéenne “Espace”, l’ancien Premier ministre bichonne ses relations avec son ancien employeur de Mandé Masa : « il n’y jamais eu de divergence entre le Président IBK et moi, lorsque j’étais à la Primature ».

DÉSINTOX

Une précision de taille : ‘’lorsque j’étais à la Primature’’. Parce que pour les rivalités politiques, en commune IV, antérieures à la pige à la Primature, les seuls qualificatifs assortis étaient acerbité, bellicisme. Bien sûr, Ladji Bourama a tourné la page des communales vindicatives et fait sienne cette citation de Sosthène de La Rochefoucauld-Doudeauville : ‘’le talent de l’homme d’État est de savoir sacrifier à propos les petits incidents aux grands intérêts’’.  Une véritable lune de miel avec « flèches de Cupidon » et « floraison romantique » à l’appui, selon le tableau de conte de fées dépeint par l’incendiaire de Kidal. Le secret de cette relation l’idylle entre les deux hommes, il faudrait plutôt le chercher du côté de la grandeur d’âme du Mandé Massa. Parce que Moussa Marathon est de ‘’ces gens tellement égocentriques que, fermant les yeux, ils croient que le monde s’est éteint’’. C’est le délit d’ego surdimensionné qui blase tout autre bipède que lui. Contrairement à son chef convaincu que ‘’ pour tout homme d’État, tout doit disparaître devant les nécessités impérieuses de l’intérêt général’’ (Citation de Samuel Ferdinand-Lop). C’est la seule explication possible à la confluence révélée par l’ancien PM qui a dans son ADN les germes de la ‘’divergence’’. Le Parcours tumultueux de YELEMA son Parti est anecdotique de ce trait de caractère si atypique que sa présence dans la sphère politique ne peut que relever du burlesque.

La pertinacité

INTOX

« Il a fallu que je quitte la Primature pour que je l’entende dire des choses sur mon déplacement à Kidal … »

DÉSINTOX

Nom d’une pipe ! Infatué, d’une pertinacité à faire pâlir une pourrique, Moussa Marathon, sur ce dossier complexe, également hautement inflammable ne compte visiblement pas éviter d’attiser les tensions. L’homme semble se délecter de raviver la facette la plus exécrable de sa personnalité faisant tourner à plein régime son logiciel malveillant. Dieu, grand bien lui fasse.

Mais, un Premier ministre, dans le système politique malien, est un employé du Président de la République, sauf tout le respect dû à son rang et à sa dignité. C’est le sens de l’article 38 de la Constitution du 25 Février 1992 : ‘’le président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement. Sur proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions’’. Sur cette base, l’employeur peut et doit admonester l’employé, surtout lorsque celui-ci étale des ambitions démesurées à la lisière du putsch politique dont la visite à Kidal était clairement une des pièces essentielles du dispositif. Pourquoi IBK ne dirait pas ses vérités à Moussa Marathon qui lui doit le premier portefeuille ministériel de sa vie ? Ce Premier ministre, qui n’avait aucune légitimité politique à sa fonction, se croirait-il sorti des cuisses de Jupiter pour insinuer qu’il serait au-dessus de tout reproche, vis-à-vis ? C’est la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf des Fables de Jean de la Fontaine.

La pleutrerie

INTOX

« Sinon il ne me l’a jamais dit en face, parce que tout a été décidé en conseil de ministres entre nous et dans les conditions normales ».

DÉSINTOX

C’est vrai que leur connivence politique a volé en éclats depuis ce jour du Waterloo national où plus d’une cinquantaine de soldats a péri à Kidal et des tonnes de matériels abandonnés par l’Armée dans sa débandade, parce qu’un Premier ministre avait fait de la fixation sur une visite à Kidal et surtout sur les dividendes politiques liés à son ambition présidentielle.

Mais, il faut avoir le courage d’assumer et de s’assumer. La mission à Kidal n’a jamais été une sujétion. IBK n’a jamais fait de la mission à Kidal.   

C’était à lui d’apprécier le facteur risque, de décider d’aller ou pas à Kidal. La grille de lecture mise à sa disposition par les partenaires internationaux était sans équivoque sur la nocuité de la mission. SBM a rebroussé chemin en se faisant Argan. Il n’était pas plus enrhumé qu’il ne l’a toujours été.

A rebours, le Marathon, obnubilé par les appointements politiques personnels de ce béguin, a convaincu quelques ministres de le suivre pour aller voltiger à Kidal. Ils n’ont pas résisté au voltage des ex-rebelles survoltés.

En affublant le Conseil des ministres d’une décision aussi biscornue, Moussa Marathon nage dans une indécence politique dégueulasse, un déni toxique de responsabilité ; en somme, une pathétique pleutrerie. D’un narcissisme pathologique, enfermé dans sa sphère cognitive, il éructe et c’est le Gouvernement qui doit trinquer. Le délire complotiste est prégnant. Ça, il faut le faire.

L’afféterie

INTOX

« Je pense que si j’ai quitté la Primature, c’est essentiellement parce que mon mode de management gênait énormément de monde ».

DÉSINTOX

Mon œil ! Partout où Moussa Marathon est, c’est lui qui bouge ou ce sont les autres qui bougent. Avec lui, c’est illusoire de concevoir un ménage symbiotique, tant son ego est braillard. Personne insociable, malcommode, il est plus victime de lui-même que des autres. C’est une tare congénitale dont la thérapie exige une introspection. Mais pour les gens présomptueux de son espèce, tout est si impeccable que les malheurs ne peuvent émaner que des autres. ‘’L’enfer, c’est les autres’’ disait Jean-Paul Sartres. C’est ce qu’il semble dire également.

Le management ? De l’afféterie impertinente. Quand un management est allé à vau-l’eau dans un cercle restreint, quand dans la famille politique, il n’a pas non plus été lumineux (et pour cause), l’on se garde de tout purisme, de toute grandiloquence outrageante hors propos. Encore, une introspection devait s’imposer : le type de management proposé par le détenteur de la science infuse était-il le plus congruent ? Il y a certainement matière à redire.

La turlupinade

INTOX

« Et beaucoup de monde avait plus de poids dans la galaxie du Président de la République que moi. C’est ce qui m’a amené à partir ».

DÉSINTOX

Il y a un grave déficit d’agrégation. D’une phrase à la suivante, la raison de l’éviction change : ce n’est plus la méthode, mais le poids de ceux qui sont dans la galaxie du Président de la République qui est agité comme raison du congédiement de la Primature. De la part d’un intellectuel aussi raffiné, c’est hallucinant. Mais bon, il est des situations où n’importe qui peut perdre son latin, où n’importe qui peut rétrograder à la catégorie de la vulgus en perdant les subtilités d’un raisonnement alléchant par sa cohérence.

Par ailleurs, c’est un truisme de dire que beaucoup de gens avaient du poids dans la galaxie du Mandé Masa. Eux, ils n’ont pas été parachutés ; beaucoup d’entre eux sont des compagnons de route de longue date du PR avec lesquels il a souvent bravé les pires épreuves. Ces gens, il ne fait pas commettre la balourdise de les snober, au risque de prendre la porte. Et le génie prit la porte dans une rage de plus en plus dégorgée qui prend souvent la forme d’une objurgation de son ancien employeur, d’une déblatération sur l’establishment. Il est temps de retourner la charge de la preuve.

INFO-MATIN

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Infatué, n’ayant jamais goûté à la componction et d’une pleutrerie jamais assumée, Moussa Marathon, dans une manœuvre désespérée et désespérante, attife le Conseil des ministres de la responsabilité de sa décision personnelle de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille en se rendant à Kidal. Il travestit...