A quelques jours du démarrage du sommet Afrique-France qui se déroulera en terre malienne à partir du 13 janvier, Bamako vit au rythme de la rencontre des chefs d’Etats du continent et de leur hôte Français, François Hollande. Secoué par un conflit armé depuis quelques années, le Mali hume l’air de la paix et de la stabilité dans plusieurs localités périphériques de son territoire. Et, pour mettre à l’aise ses invités, un dispositif impressionnant de sécurité a été mis en place et renforcé sur toutes les grandes artères de la ville de Bamako, les  routes et quelques sites touristes améliorées. Toutefois, force est de constater que le secteur privé n’a pas été en reste.

aeroport-aerogare-bamako-senou-pavillon-presidentiel-cortege

L’aéroport international Modibo Keita de Bamako fait sa toilette pour accueillir les chefs d’Etat qui doivent effectuer le déplacement au Mali pour les besoins du sommet Afrique-France. L’heure est à l’embellissement du site, le traçage des pistes afin de permettre aux différents avions d’atterrir en toute sécurité. Pour les différentes personnes rencontrées sur place, le sommet Afrique-France est un grand événement pour les Africains et un honneur pour le Mali. A cet effet, tout doit être bien fait pour permettre aux invités de se sentir bien à l’aise au pays, comme s’ils étaient chez-eux, nous fait savoir Amadou Sidibé, membre du comité d’organisation rencontré à l’aéroport.
force-securite-malienne-garde-police-gendarme-soldat-armee-militaire-patrouille-antiterroriste-ville-bamako
Au niveau du contrôle, la vigilance est de mise. Les agents sont aux aguets. Tous les passagers à bord des avions sont contrôlés de manières rigoureuses. Le respect des normes établies par les autorités aéroportuaires sont bien respectées par les agents. Pour notre Tati, Fatim du département santé de l’aéroport, la carte de santé est une obligation pour tout passager qui entre dans le pays. Ainsi, à défaut de l’avoir, on tombe automatique sous le coup de la sanction. Malgré ses rigueurs sécuritaires, les agents restent très accueillants. «Nous faisons certes notre travail, mais les invités doivent être guidés et accueillis. Et pour le sommet, il y un dispositif mis en place qui va être déroulé à tous les niveaux», avance un agent de l’aéroport chargé de la sécurité.
armee-malienne-force-speciale-fama-gipn-anti-terroriste-gendarmerie-police-nationale-garde-militaire-soldat-patrouille
UN DISPOSITIF SECURITAIRE IMPRESSIONNANT
Selon les quotidiens maliens, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Salif Traoré, a rassuré l’opinion nationale et internationale sur le dispositif sécuritaire du sommet Afrique-France. Ainsi plus de 10.000 agents de sécurité, qui ont suivi des formations spécialisées, sont mobilisés pour assurer la sécurité à Bamako et environs. Ces derniers sont appuyés par des élèves militaires et policiers.
force-maitien-ordre-agent-securite-police-nationale-armee-soldat-militaire-entrainement-seance-tirs-gipn
A quelques jours du sommet, l’heure est à la stimulation dans les différents lieux susceptibles d’accueillir du monde. A l’aéroport comme dans les différentes artères de Bamako, l’Armée,  appuyée par la Police nationale, s’évertue à garantir la sécurité des personnes et des biens. En groupe ou de manière individuelle, les Forces de sécurité essayent, tant bien que mal, de s’acquitter de la tâche qui leur est impartie.
cortege-voiture-vehicule-mariage-ceremonie-poste-peage-police-circulation-routiere-ccr-gendarmerie
Conséquences, la circulation est devenue plus réglementée, même si, dans certaines routes, il y a toujours des embouteilles, certaines pistes ou voies de contournement ont été dégagées pour rendre le passage des véhicules plus fluide. Pour le ministre, ces actions traduisent parfaitement l’assurance donnée lors de son dernier point de presse en prélude au sommet. «Nous sommes prêts, en tant que sécurité, à accueillir le sommet Afrique-France», déclarait-il.
poste-peage-police-circulation-routiere-ccr-gendarmerie
CONFLIT AU MALI, SOUTIEN PRESUME AU MNLA : Des universitaires accusent la France
«Si la France le voulait, aujourd’hui même, la crise allait cesser au Mali». Cette position d’un universitaire malien, rencontré sur les rues de Bamako et qui a voulu gardé l’anonymat et largement partagé par des intellectuels maliens. Selon ce dernier, le pays de François Hollande n’a pas été «honnête» dans le règlement du conflit entre les groupes armés et le gouvernement malien. «Dans les ondes de Rfi, hier mardi, un député français s’est auto accusé sur la crise malienne en se disant qu’ils ont eu tort de soutenir le Mnla (Mouvement national de libération de l’Azawad). Il a décrié la situation, je pense que le mal est déjà fait et on ne doit pas y revenir. Si la France le veut bien, la crise va s’arrêter dans le pays» s’offusque ce sexagénaire, trouvé dans le quartier du fleuve en compagnie d’autres parents.
Parlant des préparatifs du sommet Afrique-France qui aura lieu à partir de 13 janvier prochain, le sieur a déclaré que son inquiétude se trouve au niveau du post-sommet.  «Nous avons salué le sommet qui est une bonne chose. Bamako est devenu une ville propre, la circulation s’est beaucoup améliorée avec les dispositifs sécuritaires mis en place. Je me demande si tout va continuer», s’interroge-t-il.
force-securite-malienne-garde-police-gendarme-soldat-armee-militaire-patrouille
«DEPUIS LONGTEMPS ON ORGANISE DES SOMMETS EN AFRIQUE… : QUE LA FRANCE NE NOUS BERNE PLUS»
Cependant, même si le sommet reste une bonne affaire pour les africains, cet homme ne cache pas son désarroi pour la France. «Depuis combien de temps on organise des sommets en Afrique. On en est à la 27e édition. Il est tant que  les partenaires aillent dans une dynamique gagnant-gagnant. Que la France ne nous berne plus. Qu’il nous aide à développer nos différents secteurs de la vie, l’agriculture, l’industrie, la santé, l’éducation, entre autres, avec des partenariats dynamiques et francs», fait-il savoir.
force-armee-soldat-garde-nationale-gendarmerie-agent-securite-fama-police-anti-terroriste-entrainement-militaire
Et l’universitaire de dénoncer le fait qu’«au moment où on parle du sommet, la France est en train de renvoyer des émigrés. Une perte pour les pays africains car, au Mali, ces derniers font entrer plus de 200 milliards de capital. Un autre déficit encore que nous impute la France. Je peux comprendre qu’on ferme la porte aux non qualifiés, mais que la France ouvre la porte à nos étudiants en voie de spécialisation. C’est ce qu’on attend d’elle», dit-il.
Et son compagnon, presque du même âge de renchérir: «nous n’avons pas de bonnes écoles de formation au Mali. L’enseignement est bafoué, il faut que la France vienne à la rescousse de notre pays.»
formation entrainement militaire soldat armee malienne gendarmerie police nationale gipn eutm eucap force special francaise
Sur le sommet de Bamako, ces universitaires estiment que la sensibilisation n’est pas bien passée. Selon eux, même les élèves et étudiants ne peuvent pas donner une définition du sommet, ils ne maitrisent pas les tenants et les aboutissements. «Les autorités devaient beaucoup travailler sur ces notions: c’est quoi le sommet? Qu’est que les présidents viennent faire au Mali et le rôle même du sommet? Si ce travail était fait, la population allait mieux comprendre et, peut-être, plus s’impliquer», ont-il martelé.
force-armee-soldat-militaire-garde-nationale-gendarmerie-agent-securite-police-anti-terroriste-entrainement-fama
SOMMET AFRIQUE-France : Bamako, ville propre
En perspective du sommet Afrique-France de Bamako, au Mali, qui s’ouvre  le 13 janvier, la capitale malienne fait peau neuve. Des opérations de nettoyage des quartiers ont été lancées pour donner un autre visage à la ville de Bamako en prélude au à cette rencontre au sommet des chefs d’Etats du continent africain et leur homologue français. La ministre de la Famille en a donné le signal. Aujourd’hui, à 48heures du sommet, tout est fin prêt, les sites devant abriter les différentes rencontres qui entrent dans le cadre du sommet ont été nettoyés de fonds en comble. Les tas d’immondices dégagés.
general-salif-traore-ministre-securite-interieure-protection-civile-force-armee-agent-securite-police-soldat-troupe-fama-gendarme
La population apprécie positivement cette initiative de faire de Bamako une de ville propre. Toutefois, des maliens avancent que cette situation doit continuer, mais elle ne pas se limiter en une rencontre. Dans le secteur privé, si certains hôtels ont déjà fait le plein, avec les réservations, les petits réceptifs hôteliers attendent toujours et espèrent faire des affaires lors de ce sommet.
force-armee-malienne-fama-militaire-garde-nationale-gendarmerie-agent-securite-soldat-police-entrainement-anti-terroriste
Aussi, il faut reconnaitre que toutes les dispositions ont été prises pour rendre agréable le séjour des invités avec des programmations alléchants pour que ledit sommet, la 27ème édition du genre, reste à jamais gravé dans les l’esprit des participants.
Denise ZAROUR MEDANG
(Envoyée spéciale à Bamako)
Source : sudonline
MaliwebMaliweb Malijet Maliactumaliweb netSociété
A quelques jours du démarrage du sommet Afrique-France qui se déroulera en terre malienne à partir du 13 janvier, Bamako vit au rythme de la rencontre des chefs d’Etats du continent et de leur hôte Français, François Hollande. Secoué par un conflit armé depuis quelques années, le Mali hume...