Ichaka Tamboura, directeur de publication du journal « le soft » a été enlevé entre Boni et Douentza dans la région de Mopti, le 26 décembre dernier. La maison de la presse a tenu une rencontre pour sensibiliser les journalistes sur l’évolution de la situation.

Patrons de presse, journalistes, cameraman, photographe, une cinquantaine de professionnels de médias étaient présents à la maison de la presse ce 29 décembre pour manifester leur “soutien” à leur confrère Ichaka TAMBOURA dont ils n’ont aucune nouvelle depuis le 26 décembre dernier. Le journaliste a bord de sa voiture quittait son village Boni, pour rejoindre Bamako quand il a disparu.
L’enlèvement de Ichaka Tamboura a été confirmé par le gouverneur de la région de Mopti qui parle d’une opération menée par des hommes en armes.

A la maison de la presse, l’inquiétude se lit sur le visage des journalistes maliens qui ont manifesté leur mécontentement sur les réseaux sociaux depuis la confirmation de l’information. Le ministre de la communication, Harouna Modibo Touré qui était présent a rassuré les journalistes de l’accompagnement du gouvernement. “Nous avons mis l’armée dans le processus de recherche. Moi je suis rassuré que Ichaka Tamboura est un innocent. Il nous sera restitué saint et sauf”, soutient-il.
Un comité de crise pour la recherche du directeur de publication du journal “le Soft” a été aussitôt mis en place. Pendant cette rencontre, Salif Diarrah, directeur de publication de Maliactu et membre du comité se confie à Nord sud journal. “Les recherches se poursuivent. Il ne répond plus au téléphone depuis mercredi 11h” dit-il-il.
Selon lui, la famille du journaliste a déjà entamé le processus judiciaire. “Le grand frère de Tamboura sera à Bamako demain avec les pièces administratives ”, ajoute-t-il.

Les journalistes maliens vivent un moment difficiles. Des séquestrations, des menaces, des plaintes sont devenus fréquents contre les hommes de Media au Mali. La représentante de Reporters sans frontières (RSF) au Mali appelle les journalistes à plus de vigilance. Ramata Diaouré souligne que le RSF suit de près l’évolution de la situation. Elle demande aux journalistes de penser à leur propre sécurité. “ Il y a une situation de crise. Il y’a un besoin de se sécuriser”, conseille- t-elle. Selon elle, il y a des zones au Mali dans lesquelles le journaliste ne doit pas se rendre seul.

Source: nordsudjournal

MaliwebSociété
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