Après l’échec des négociations avec le gouvernement, lundi dernier, le bureau central de l’Union Nationale des travailleurs du Mali (’UNTM) décide de rompre le dialogue social et observe une grève de 72 heures depuis ce mercredi. Aussi, elle projette de boycotter la conférence sociale prévue pour mi-janvier 2019.

Le préavis de grève déposé par l’Union nationale des travailleurs du Mali contient douze points de revendications pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs à travers les revues financières et relectures institutionnelles.
Peu de temps après la reprise des négociations avec le gouvernement (du lundi à 18 heures au mardi à 14 heures), le bureau de l’Union nationale des travailleurs du Mali a rompu le dialogue, estimant que  ses doléances ne sont pas satisfaites. En effet,  les responsables syndicaux ont  décidé d’observer une grève d’avertissement de soixante-douze heures allant du 9 au 11 janvier 2019,
Ce, en dépit des tractations faites par certains membres de la commission de conciliation. Malgré les appels au dialogue jusqu’au à mardi minuit, la partie syndicale a préféré quitter la salle pour concertation avec le bureau exécutif.  Lequel ne cesse de dénoncer la mauvaise foi du gouvernement quant à la satisfaction de leurs revendications.

La vieille centrale syndicale faitière des travailleurs et le Conseil national du patronat  du Mali (CNPM) dénoncent l’insuffisance dans le traitement des accords conclus le 28 octobre 2014 avec le gouvernement.

Dans son préavis, l’UNTM souligne la négligence du gouvernement dans le traitement de son  cahier de doléances déposé depuis le 2 mai 2018.  Les points de revendications de l’UNTM sont, entre autres, l’extinction du protocole d’accord de 2014 : des droits des compressés, des partants volontaires à la retraite, des syndicalistes lésés ; l’intégration des contractuels dans la fonction publique ; la relecture des conventions collectives minières ;  l’extinction du dossier de l’UMPP ; la transposition de la valeur indiciaire de 2014 en termes de pourcentage d’augmentation de salaire dans le secteur privé ; l’amélioration des grilles salariales appliquées dans le secteur privé conformément aux pourcentages obtenus dans la nouvelle grille des fonctionnaires.
L’Union nationale des travailleurs du Mali dénonce également  la cherté de la vie et invite le gouvernement à  l’établissement de l’égalité des âges de départ à la retraite dans la fonction publique, et du secteur privé, ceux à partir de janvier 2018.  L’UNTM dénonce également la violation de la liberté syndicale dans les secteurs public et privé et prône l’établissement de passerelles fonction publique-collectivités vice-versa ; l’adoption d’une politique véritable assurant la garantie des emplois, notamment lors des recrutements par les bureaux de placement d’une part, et d’autre part par la protection des productions de nos unités industrielles.

Par ailleurs, la centrale syndicale invite le gouvernement à la relance du chemin de fer ; l’extension de la prime de zone à des nouvelles zones à risque et enfin l’adoption d’une politique de recrutement massif des jeunes.

Enfin, l’UNTM envisage de boycotter la conférence sociale prévue du 15 au 16 janvier. « L’UNTM estime que son cahier de doléances n’a rien à voir avec la conférence sociale et ne souhaite pas qu’il y soit exposé. “Les carrières et salaires des travailleurs ne se discuteront pas sur la place publique. »
 

Mahamane Maïga

Lejecom

MaliwebSociété
Après l’échec des négociations avec le gouvernement, lundi dernier, le bureau central de l’Union Nationale des travailleurs du Mali (’UNTM) décide de rompre le dialogue social et observe une grève de 72 heures depuis ce mercredi. Aussi, elle projette de boycotter la conférence sociale prévue pour mi-janvier 2019. Le préavis...