Dans l’après-midi de ce vendredi 23 octobre 2020, les responsables du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) étaient face la presse nationale, à leur siège à la Cité de Niamakoro. Au cours de cette rencontre avec les hommes de média, ils donné des explications sur les raisons du retard accusé dans le renouvellement du mandat du bureau, initialement prévu pour le mois d’août dernier.

 

Cette conférence de presse était animée par le 1er vice-président du HCME, Mohamed SIDIBE, qui avait à ses côtés le secrétaire exécutif Mamadou CAMARA ainsi que plusieurs autres membres du bureau.
De son exposé liminaire, il ressort que le HCME, en tant qu’association reconnue d’utilité publique, tient régulièrement ses assises dans les délais statutaires. Cependant, à cause de la pandémie du Coronavirus ou COVID 19, il a dû reporter la réunion de son Conseil d’administration qui devait se tenir en Avril et celle de la Conférence au mois d’Août 2020.
Ce report, a-t-il expliqué, est justifié par un cas de force majeure à l’échelle planétaire et il ne saurait rendre le bureau actuel du HCME illégal, d’autant plus que tous les participants ainsi que les autorités maliennes ont été informés dans les délais requis.
«Dès que la situation reviendra à la normale, les convocations seront renouvelées et les assises se tiendront», a-t-il assuré.
Dans le cadre de sa mission, le HCME, a fait savoir M. SIDIBE, a participé du 10 au 12 Septembre 2020 à la Concertation Nationale sur la Transition. Une quinzaine de pays étaient présents malgré les restrictions imposées par le COVID 19. Le président Habib Sylla en personne a conduit la délégation au cours des trois jours de concertation.
De même, les principales préoccupations du HCME ont été prises en compte aussi bien dans la Feuille de Route que dans la Charte de la Transition, notamment du choix de la terminologie figurant déjà dans la Constitution, à savoir ‘’Maliens établis a l’extérieur’’ au lieu de la ‘’diaspora’’.
La présence effective des Maliens établis à l’extérieur au sein du Conseil National de Transition (CNT), qui est appelé à être l’organe législatif de la Transition chargé d’adopter les réformes.
Par ailleurs, le HCME entend aussi y représenter l’ensemble des Maliens établis à l’extérieur, pour rester un acteur majeur des changements dont le pays a besoin dans tous les domaines, et pour que soit pris en compte la dimension migration et développement dans toutes les politiques publiques au Mali.
Enfin, le HCME A aussi exigé la création d’une Collectivité publique dédiée aux Maliens de l’extérieur.
Pour le conférencier, la création de cette collectivité couronnera une lutte du HCME qui a commencé depuis 1991 à sa création et qui permettra une représentation plus équitable au sein des institutions.
Selon ses responsables, le HCME est une association reconnue d’utilité publique par Décret N°09-594/PR-M du 3 Novembre 2009. II a été créé sur une recommandation expresse de la Conférence Nationale de 1991 pour trois missions principales de regrouper les Maliens établis à l’extérieur dans les pays d’accueil pour favoriser leur implication dans le processus de développement économique, social et culturel du Mali d’une part, accueillir, orienter et aider à la réinsertion des migrants de retour d’autre part.
Il s’agit aussi d’accompagner les actions des migrants dans le cadre du développement national. Ainsi, il est membre du Comité de suivi de la Politique Nationale de Migration (PO NAM), il siège au Conseil d’administration du Centre d’Information et de Gestion des Migrations (CIGEM) et du programme TOKTEN, ainsi qu’au Comité de Pilotage de la Cellule Technique du Co-développement (CTC).
Par ailleurs, le HCME a pour but de représenter les maliens établis à l’extérieur au sein des institutions de la république en vertu de la loi organique N°92-031 du 19 Octobre 1992 (article 16 al.1) et de la loi électorale (article 170 al.2).
Enfin, l’occasion était bonne de rappeler quelques actions d’aide et d’assistance du HCME et de son président qui ont été saluées au Gabon, en RDC, au Congo, en Côte d’Ivoire, en Centrafrique, en Angola, en Libye, en Algérie, au Maroc, en Guinée, en Chine, en Arabie Saoudite, en France, sans compter les missions régulières assignées à tous Conseils de base.
À titre illustratif, en 2012 à l’appel du président Habib Sylla qui a ouvert la voie avec une contribution personnelle de 100 Millions de F CFA, le HCME a réuni 1 080.000 000 F CFA pour aider l’armée nationale et soutenir les populations du nord en détresse.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : INFO-MATIN

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Dans l’après-midi de ce vendredi 23 octobre 2020, les responsables du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) étaient face la presse nationale, à leur siège à la Cité de Niamakoro. Au cours de cette rencontre avec les hommes de média, ils donné des explications sur les raisons du...