Pendant que le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Bathily, l’une des premières personnalités du gouvernement actuel, se bat comme un beau diable pour redorer le blason de la justice malienne et la donner une image respectable à travers une série d’initiatives dont la pièce maitresse est la lutte à outrance contre la corruption et la délinquance financière, les locaux de certains tribunaux du District de Bamako se trouvent dans un état désagréable. Les agents travaillent dans de très mauvaises conditions. C’est le cas du tribunal de 1ère instance de la Commune III du District de Bamako et de celui de 1ère instance de la commune V du District de Bamako.

 

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Le service du greffier en chef, faut-il le rappeler, est une pièce maitresse dans un tribunal. Au niveau du tribunal de première instance de la Commune III du District de Bamako, c’est le désastre. Et pour cause, le greffier en chef et l’ensemble de son personnel soufflent le chaud et le froid. Ils travaillent dans les conditions pénibles. Tenez-vous bien, c’est seulement avec huit ordinateurs, trois imprimantes et un jeu d’encre que les greffiers se démêlent. Par exemple, quand un greffier veut imprimer un document, les autres sont obligés d’attendre pendant le temps que va durer l’impression faute d’encre pour les autres imprimantes. Nous avons été témoin au tribunal de première instance de la Commune III du District de Bamako d’un passage de relais de l’encre d’une main à une autre comme la manière dont les athlètes passent les témoins dans une course de relais 4X100 mètres. C’est honteux.

 

 

Au niveau du tribunal de 1ère instance de la commune V du District de Bamako, outre les difficultés administratives, ce sont les pannes fréquentes d’électricité qui entravent les bonnes marches des activités. Il est impensable qu’au niveau de ce tribunal qu’il n’y ait pas de groupe électrogène pour prendre le relais en cas de perturbation dans la fourniture d’électricité. Il arrive que certaines audiences soient suspendues ou différées pour faute d’électricité.

Les conséquences de ces différents manquements sont entre autres une mauvaise qualité des documents imprimés, un personnel agacé, découragé, un rendement du travail insuffisant, une attente interminable pour les usagers du tribunal qui attentent pendant des heures. A cela s’ajoute pour les usagers, la mauvaise habitude des greffiers à leur soutirer de l’argent pour des services qui sont souvent gratuits. Même pour les services qui sont payants, aucun reçu n’est délivré. Pauvre Mali !

 

M.M.B

SOURCE: L’Humanité
kanteSociété
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