Karamoko Satao, (commerçant)

« Pour moi, l’accord d’Alger ne doit pas être appliqué, car en appliquant cet accord, nous conduirons notre pays le Mali à la division. Le contenu de l’accord pose énormément de problèmes. Dans cet accord, on parle de régionalisation, de l’armée constituée, des autorités intérimaires, le désarmement, démobilisation et réinsertion. Ces changements vont surement amener d’autre problème à l’avenir ».

 

Djénèba Diarra, (agent comptable)

« Je n’ai pas bien suivi et lu ce qui est écrit dans l’Accord d’Alger. Si c’est à l’avantage des Maliens, ils peuvent appliquer, mais et si ce n’est vraiment pas à notre avantage, je suis contre. Ça nous fait bientôt 10 ans que nous somme dans ce problème et ce n’est vraiment pas facile d’être résolu dans 1 an car c’est gens-là sont partout et nulle part. Il faut de la collaboration de tout le monde, et de tout un chacun ».

Sory Ibrahim Cissé, (comptable)

« Il y a eu beaucoup de modification jusqu’à l’Accord d’Alger en 2015. Il s’agit vraiment de trouver un compromis entre le gouvernement du Mali et des groupes signataires, et c’est vraiment un accord qui concerne tous les Maliens. Je pense qu’il faut vraiment trouver un grand consensus qui féra l’humanité pour aller vers l’application de cet accord.  De ce fait, il faut qu’il y ait des concessions de part et d’autre pour que chacun puisse se retrouver dedans ».

Bintou Touré, (étudiante)

« Je pense vraiment que si c’est un accord pour une réconciliation durable et la paix, il doit être appliqué et respecté par tous. Si c’est pour l’intérêt du peuple malien, je ne vois vraiment pas d’inconvénient à cela, mais si ce n’est pas pour l’intérêt du peuple malien, mieux vaut vraiment ne pas l’appliquer ».

Cheick Boli, (universitaire)

« Je pense que nous traversons une crise multidimensionnelle et jusqu’à ce jour, on n’a pas encore proposé de meilleures solutions, si ce n’est l’Accord d’Alger. C’est-à-dire un accord qui inclue le gouvernement, les ex-mouvements rebelles, et la plateforme c’est-à-dire la communauté internationale (les partenaires stratégique, économique et politique du Mali). Si on ne crée d’autres roues, il faut rouler quand même avec celle que nous avons. Je pense que pour le moment, on n’a pas d’autre choix que de passer par la mise en œuvre de l’Accord pour aller voir la paix, la sécurité promise. Nous ne pouvons pas rester seulement sur cette position de résolution seulement militaire, et puis unilatéralement parce que c’est le gouvernement seul qui est impliqué. Les autres sont seulement au côté observateurs et ne réagissent que quand ils sont victimes. Je pense que la mise en œuvre de l’accord est le seul modus Opera dus qui peut pour rassembler tous les Maliens dans un seul but qui d’avoir une seule armée et un seul ennemi. C’est l’armée malienne contre le terrorisme djihadiste. C’est mieux d’aller vers l’accord que de rester dans cette position indécise, que de rester dans cette position de doute où l’on ne sait pas s’il fait jour ou s’il fait nuit ».

Kaba Diakité, (enseignant)

« Pour moi, on ne doit pas appliquer l’Accord d’Alger, car cet accord a été signé quand on était en position de faiblesse. La mise en œuvre de cet accord n’est surement pas en notre faveur. Au moment son l’élaboration nous ne pouvions pas exiger suffisamment nos intérêts.                                                                      Adam Traoré

Aly Diabaté

(Stagiaires)

Source : Mali Tribune

MaliwebSociété
Karamoko Satao, (commerçant) « Pour moi, l’accord d’Alger ne doit pas être appliqué, car en appliquant cet accord, nous conduirons notre pays le Mali à la division. Le contenu de l’accord pose énormément de problèmes. Dans cet accord, on parle de régionalisation, de l’armée constituée, des autorités intérimaires, le désarmement, démobilisation...