La première semaine thématique du Mois d’octobre, dédié à la solidarité et à la lutte contre l’exclusion, est consacrée aux personnes âgées. Comme pour coller à l’air du temps, les aînés qui entendent verser leur avis dans le débat sur le Dialogue national inclusif, ont organisé une conférence de presse sur la question dans le cadre du Mois d’octobre.


La conférence était organisée par le Conseil national des personnes âgées du Mali (CNPAM), en collaboration avec le ministère des Réformes institutionnelles et des Relations avec la société civile à la Maison des aînés. C’était en présence du conseiller technique dudit ministère, Soumaïla Bayni Traoré, du président du CNPAM, Sory Ibrahim Sissoko et de la marraine nationale de cette 25è édition du Mois d’octobre, le général de brigade Kani Diabaté.
Le conseiller technique a expliqué que le Dialogue national inclusif traduit la volonté des plus hautes autorités et d’autres acteurs socio-politiques de débattre des préoccupations de la nation, notamment les problèmes socio-économiques et la crise sécuritaire. Il vise également à s’accorder sur des réformes permettant d’apaiser les cœurs et les esprits, mais surtout de renforcer la réconciliation nationale dans notre pays. Et Soumaïla Bayni Traoré de rappeler que toutes les couches socioprofessionnelles ont été conviées, et de larges consultations ont été faites ainsi que des ateliers de validation des termes de référence du règlement intérieur du Dialogue national inclusif.
Selon lui, une première étape du Dialogue national inclusif a été franchie. Il s’agit des concertations dans les communes et les cercles.

Les concertations régionales, celles au niveau des consulats et la réunion nationale se tiendront aussi, a-t-il annoncé.
Pour lui, le dialogue peut nous permettre de sortir de la crise. «Nous attendons que vous vous impliquiez davantage dans ce processus en faisant la médiation», a souhaité le représentant du ministère en charge des Réformes institutionnelles et des Relations avec la société civile.
Le président du CNPAM a souligné le rôle primordial des personnes âgées dans la réussite du dialogue.
«Nous avons engrangé suffisamment d’expériences, de sagesse et nous sommes les gardiens des us et coutumes. à ce titre, nous pouvons être des références et des repères pour la jeune génération voire pour l’intérêt général», a-t-il plaidé.
Il a aussi ajouté que la connaissance des termes de référence du Dialogue national inclusif par les aînés leur permettra de contribuer efficacement à son bon déroulement. Sory Ibrahim Sissoko a exprimé son inquiétude sur la crise que traverse notre pays. Selon lui, les personnes âgées ont le droit de savoir la conduite du gouvernement et de ceux qui sont censés gérer la crise à Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal.
«Il est nécessaire qu’on sache ce qui a été fait par les autorités après les attaques meurtrières menées dans la Région de Mopti», a-t-il insisté.

Mohamed D.
DIAWARA

Source: L’Essor-Mali

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