Après Bamako, une soixantaine d’hommes de médias de la presse écrite, audiovisuelle et de la presse en ligne des Régions de Mopti, Gao, Tombouctou, Taoudéni, Ménaka et Kidal étaient du 21 au 22 octobre à l’école du journalisme sensible aux conflits.

Cette session de deux jours qui s’est tenue à Mopti dans la salle de conférence de la direction régionale des productions et des industries animales (DRPIA) avait pour objectif général, de renforcer les capacités des acteurs des médias en matière de traitement et de diffusion de l’information en période de crise, afin de relayer la bonne information et de contribuer à la promotion de la paix et de la cohésion sociale.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le préfet du Cercle de Mopti, Hassane Maïga, représentant le gouverneur de la région. C’était en présence de Mahamane Maïga, conseiller technique au ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, du chef de la Mission d’appui à la réconciliation nationale (MARN), Mamoudou Diouara, du représentant de la GIZ, Touré Alpha Youssouf et de plusieurs personnalités.

Initiée par la Mission d’appui à la réconciliation nationale en collaboration avec la Maison de la presse sur financement de la Coopération allemande à travers le Programme d’appui à la stabilité et à la paix (PASP/GIZ), cette formation s’inscrit dans le cadre du plan d’actions prioritaires 2021-2022 du Schéma directeur du ministère de la Réconciliation. Outre les mots de bienvenue du représentant du maire de la Commune urbaine de Mopti, Albassa Maïga et du chef de l’équipe régionale d’appui à la réconciliation, Ali Kampo, la cérémonie a été marquée par l’intervention du chef de la MARN, celui du représentant de la GIZ et le discours d’ouverture du préfet, Hassane Maïga.

La Mission d’appui à la réconciliation nationale est un artisan du processus de construction de la paix et de la lutte contre les différents conflits qui assaillent notre pays. «Conscient que notre mission ne saurait prospérer sans votre accompagnement, nous avons voulu cette session pour vous outiller pour la collecte, la centralisation, le traitement et la diffusion de l’information afin de prendre en compte l’ensemble des dimensions de ce travail pouvant contribuer à apaiser plutôt qu’à envenimer les tensions et les conflits», a souligné Mamoudou Diouara.

«Pour ce combat, ce n’est pas l’armée, ni les forces spéciales encore moins les pilotes de chasse mais plutôt vous les journalistes avec vos plumes, vos micros sur les écrans», a conclu le chef de la mission d’appui pour marquer le rôle important de la presse dans la recherche de la paix.

Pour sa part, le représentant de la GIZ a indiqué que le journaliste doit s’inscrire dans la dynamique d’éduquer et d’humaniser les protagonistes. Il doit veiller à l’exactitude, l’impartialité dans le reportage et être conscient de l’impact potentiel de l’information à diffuser sur l’évolution des conflits. Il a enfin réaffirmé l’engagement de la GIZ et ses partenaires à accompagner le gouvernement à travers le ministère de la Réconciliation dans ses efforts de recherche de la paix.

Le représentant du gouverneur, Hassane Maïga a exhorté les participants à l’assiduité pour tirer le maximum de profit de cette session. Il a indiqué que le journaliste sensible aux conflits est celui qui prend le temps de s’assurer que l’information qu’il s’apprête à donner n’aura pas d’impact négatif sur le conflit. Selon lui, cela exige nécessairement des compétences journalistiques supplémentaires prises en compte par cette session. Il a salué la Maison de la presse pour avoir faciliter l’organisation et a rendu un vibrant hommage à la coopération allemande à travers le PASP/GIZ pour les efforts visant à soutenir la paix et la réconciliation dans notre pays.

Dramane Coulibaly

Amap-Mopti

Source : L’ESSOR

MaliwebSociété
Après Bamako, une soixantaine d’hommes de médias de la presse écrite, audiovisuelle et de la presse en ligne des Régions de Mopti, Gao, Tombouctou, Taoudéni, Ménaka et Kidal étaient du 21 au 22 octobre à l’école du journalisme sensible aux conflits. Cette session de deux jours qui s’est tenue à...