La situation chaotique, avec son corollaire d’agressions et de morts, contraint les maliens à prendre les taureaux par les cornes. C’est désormais une responsabilité historique qui se jouerait au pays deModibo Keita. Le temps n’est plus à la passivité de ceux qui avaient aidé Ibrahim Boubacar Keita à accéder au pouvoir en 2013. Il s’agit du Chérif de Nioro Bouyé Haidara et du président du haut conseil islamique du Mali, Cheikh Mahamoud Dicko.

Ce samedi 30 Mars vers 17 heures, le porte-parole de l’imam Mahamoud Dicko a relayé l’annonce de l’imam Dicko pour une marche citoyenne prévue ce vendredi 05 avril 2019 pour, non seulement, dire non aux boucheries dans le pays, mais aussi délivrer un message direct au Président de la République.

 

Selon nos confidences reçues auprès de la sous-préfecture de Nioro du Sahel, Chérif Ousmane Haidara et Boulkassoum Haidara auraient fait expliqué que le message relatif aux propos du Président de la République, lors du conseil des ministres extraordinaire, ne seraient pas passés inaperçus. Il s’agit de ses affirmations sur le fait qu’il préfère quitter le pouvoir que de remplacer le Premier Ministre et le général Diawara. Ces propos, révélés par le Figaro du Mali, ont fortement agacé les chefs religieux Dicko, Bouyé et leurs  sympathisants.

Cette annonce de la marche a été vulgarisée à une vitesse incroyable dans le pays et au-delà. Plusieurs mosquées de la capitale, en majorité des wahhabites et zawiya, ont commencé la diffusion du message. Pour l’instant, confirment nos sources, des informations recueillies auprès de l’imam Mahamoud Dicko feraient ressortir que le Chérif de Nioro compterait prendre en charge les déplacements de ses disciples vers la capitale Bamako et les autres charges concernant la marche.

 

Toujours selon nos informations recueillies auprès des proches des deux leaders religieux, les deux personnalités auraient décidé d’insister plus sur le nom du premier ministre Soumeylou Boubèye Maiga qu’ils considèreraient comme une marionnette et un sponsor des milices armées. Ils estimeraient qu’il s’adonnerait à des actes ignobles et aux tueries génocidaires.

Immédiatement après l’annonce de cette nouvelle de marche programmée le 05 Avril 2019, le pouvoir aurait décidé de renforcer, ce jour 30 mars, depuis 21heures, la surveillance des familles de l’imam Mahamoud Dicko, d’Issa Kaou Djim et d’Aboubacar Doucouré, un proche actif de Mahamoud Dicko.

 

Nos sources rapportent aussi la surveillance des domiciles du chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé, de Tiébilé Dramé, d’Oumar Mariko, d’Iba Ndiaye, de Konimba Sidibé, de Choguel K Maiga, de Mountaga Tall, d’Housseini Amion Guindo, de Me Demba Traoré, du siège du CDR, de la mosquée Zawiya de Bouyé Haidara à Bamako. Les équipes de surveillances, selon nos investigations, depuis 20h, aurait débuté la mise en place de cette surveillance de la sécurité d’Etat.

 

Dans une telle ambiance, faut-il croire que le dialogue politique initié par le chef de l’Etat se grippe ainsi ? Si tel était le cas, les conséquences seraient insondables pour le régime qui se complait dans des discours d’autosatisfaction au cœur des Nations-Unies.

 

Source: Figaro du Mali

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La situation chaotique, avec son corollaire d’agressions et de morts, contraint les maliens à prendre les taureaux par les cornes. C’est désormais une responsabilité historique qui se jouerait au pays deModibo Keita. Le temps n’est plus à la passivité de ceux qui avaient aidé Ibrahim Boubacar Keita à accéder au pouvoir...