Ce samedi 16 octobre 2021, l’Acropole de la Faculté des Sciences et Techniques (FST) sise sur la colline de Badalabougou a abrité un symposium minier sur les enjeux de la formation dans l’industrie minérale au Mali. Elle a été organisée par l’Association des Élèves Miniers du Mali (AEM-Mali).

Dans le but de créer un cadre d’échange et de dialogue entre les spécialistes et les étudiants maliens évoluant dans le domaine des mines, l’Association des Élèves Miniers du Mali (AEM-Mali) a organisé la première édition du symposium minier dans la matinée de ce samedi 16 octobre 2021 sous l’Acropole de la Faculté des Sciences et techniques sise sur la colline de Badalabougou. Selon Bassirou Dramé, étudiant à l’École Normale Technique et Professionnelle (ENTP) et secrétaire général de ladite association, ce symposium a été organisé pour permettre à : « tous les étudiants évoluant dans le domaine de la mine, géologie, géotechnique, pétrole et toutes les filières incorporant de la mine de faire un front commun et de chercher ensemble à nous améliorer ». « Si on n’arrive pas à avoir accès (à la formation requise ndlr) dans les livres, pourquoi ne pas faire appel aux spécialistes miniers pour venir nous informer, nous former d’avantage et nous dire ce qu’on ne nous enseigne pas à l’école » a-t-il ajouté.

Durant de longues heures, les panelistes à savoir M. Youssouf Samaké, Directeur Général de SOMIMA, M. Ali Hamidou, ingénieur des mines et professeur d’université, Dr. Mamadou Keita, spécialiste en économie minière, M. Djibril Diallo, chef géologue minier de l’usine Stone et les dizaines d’étudiants qui ont pris part à cet évènement ont échangé sur les : « enjeux de la formation dans l’industrie minérale au Mali ». Selon M. Ousmane Dramé, président de l’université privée Ahmed Baba et parrain de cette première édition, : « l’école forme mais l’école généralement n’a pas d’entreprise pour faire de la pratique. Il faudrait que l’Etat aide les écoles à trouver des stages pratiques pour les étudiants. L’école peut avoir des bibliothèques, des salles de travaux pratiques mais même là, il faudrait que l’Etat accepte par des mesures d’accompagnement par exemple l’abattement fiscal et les exonérations pour permettre à ces écoles d’avoir accès aux équipements (adéquats ndrl) pour pouvoir bien former. » car déplore-t-il : « très souvent on dit qu’il y’a de beaucoup de chômeurs mais en réalité il y’a plus de gens mal formés au Mali que de chômeurs. »

Pour Dioncounda Dembélé, étudiante en exploitation minière à l’Ecole Normale Technique et Professionnelle, ce genre d’initiative est très bonne voire très salutaire. « J’ai trouvé la conférence très intéressante parce qu’elle permettra de créer un lien entre les étudiants et les professionnels. » déclare -t ’elle avant de poursuivre : « Je profite de cette occasion pour lancer un appel à l’égard des sociétés minières pour qu’elles mettent en contact les femmes qui travaillent déjà sur les sites miniers et les jeunes étudiantes parce que le secteur minier est domaine très dominé par les hommes. On fait croire aux femmes qu’elles n’ont pas leur place dans les mines.  Il faut vraiment qu’on mobilise les jeunes filles dès le lycée pour qu’elles viennent dans les filières de mines. »

Diarra

Source: LE PAYS

MaliwebSociété
Ce samedi 16 octobre 2021, l’Acropole de la Faculté des Sciences et Techniques (FST) sise sur la colline de Badalabougou a abrité un symposium minier sur les enjeux de la formation dans l’industrie minérale au Mali. Elle a été organisée par l’Association des Élèves Miniers du Mali (AEM-Mali). Dans le...