Avec la recrudescence des attaques terroristes et la pauvreté, nombreux sont les habitants du Nord et du Centre du Mali qui viennent chercher refuge dans les centres urbains auprès de leurs parents dont certains se plaignaient déjà de l’insuffisance de leurs gains par rapport à leurs dépenses quotidiennes.

Où va le salaire ? Une question à laquelle beaucoup de chefs de famille ont du mal à répondre. Entre les frais du loyer, de l’eau, d’électricité, l’argent de la popote et autres petites dépenses quotidiennes (téléphone, transport, santé, etc.) il n’est un secret pour personne la plupart des fonctionnaires maliens ont plus d’une corde dans leur sac pour pouvoir joindre les deux bouts, surtout avec la crise générale.

Les moins nantis sont obligés de s’endetter pour satisfaire les besoins de la famille avant la fin du mois.

En tout cas, des problèmes sociaux et familiaux ne finissant pas, seraient à la base de la corruption, et du détournement des deniers publics. Par conséquent : les hommes intègres se comptent du bout des doigts au sein de nos administrations où le tout le monde est devenu affairiste ou corruptible.

Les causes sont partagées : d’un côté nous avons le salariale qui n’est pas suffisant pour couvrir toutes les dépenses de la famille où le nombre de bouches à nourrir est plus important que celui de bras qui travaillent. De l’autre côté, il y a certains travailleurs qui veulent vivre au-dessus de leurs moyens. Pour preuve, il est très rare de trouver une maison en dessous de 35 000 FCFA. Ainsi, ceux qui n’ont pas de maison familiale, sont obligés de vivre en location. Certains, ayant le goût de luxe louent des bâtiments qui coûtent plus de la moitié de leur salaire. À cela s’ajoute les dépenses quotidiennes pour l’entretien de la maison et des autres membres qui y vivent.

Alors pour un fonctionnaire qui est payé à 100.000 FCFA, couvrir toutes ses dépenses peut coûter la peau des fesses. Et même pour ceux qui parviennent à subvenir à leurs dépenses mensuelles, il se peut que les salaires soient en retard, ou surviennent des cas d’imprévus. En tout cas, la seule façon d’éviter ces situations, il faut, si possible investir dans d’autres activités génératrices de revenus. Car au Mali, il est pratiquement impossible de compter sur son seul salaire pour bien vivre, encore moins espérer être riche.

« Le salaire seul ne peut subvenir aux besoins du quotidien. L’argent que l’on gagne mensuellement permet juste de survivre. Moi, mon salaire me permet juste de faire mes dépenses fixes du mois. Et il y a des problèmes sociaux auxquels les fonctionnaires maliens sont confrontés que le salaire normal ne peut couvrir », nous témoigne AD.

ADAM DIALLO

Source: Bamako News
MaliwebSociété
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