En plus des crises sécuritaires et économiques qui pèsent déjà sur notre pays, une autre catastrophe pointe à l’horizon. Selon des sources concordantes, les oiseaux granivores ont été aperçus dans le cercle de Bougouni, il y a quelques jours. Si cette alerte s’avère réelle, c’est une crise alimentaire qui menace notre pays déjà affaibli. Les autorités sont alors appelées à prendre cette menace à bras le corps.

 

Selon des sources bien introduites, les oiseaux granivores ont fait leur apparition dans certaines localités du pays, notamment dans la commune de Koumantou. Ces oiseaux qui se déplacent en grand nombre et qui se reproduisent très rapidement s’attaquent aux différentes cultures, dont le sorgho, le mil, le riz entre autres. Des sources croient savoir que ces oiseaux ont quitté la Côte-d’Ivoire pour se retrouver au Mali.
Déjà, ces oiseaux migratoires ont commencé à tisser leurs nids et pondre des œufs dans les champs. Donc, ils réunissent les conditions pour leur multiplication.
Cette menace doit être prise au sérieux quand on sait que cette année, les paysans ont boycotté la culture du coton au profit des cultures vivrières. Suite à un malentendu entre les autorités et les producteurs de coton, notamment sur le prix d’achat du coton et la subvention de l’engrais, beaucoup de paysans n’ont pas semé le coton cette année. En lieu et place de la culture du coton, les cotonculteurs se sont focalisés sur la culture des céréales. Tous les espoirs dans le monde rural sont orientés vers ces cultures vivrières qui serviront non seulement pour se nourrir, mais aussi pour la vente afin de faire face aux dépenses courantes.
Aussi, dans plusieurs localités du Nord et du Centre du pays les paysans n’arrivent plus à cultiver face à la présence des djihadistes. Déjà, c’est une crise humanitaire qui sévit dans ces localités depuis des années.

En cas de mauvaise campagne agricole due à la dévastation des champs par les oiseaux granivores, c’est une crise alimentaire qui frappera tout le pays.
À ces difficultés s’ajoute la paralysie des secteurs de l’économie suite à des mois de contestation contre le régime IBK. De même, l’embargo décrété par la CEDEAO contre notre pays a durement touché l’économie du pays. Comme dit un adage, ‘’un malheur ne vient jamais seul’’. Une mauvaise campagne agricole dans notre pays déjà fragilisé aura des conséquences dramatiques sur les populations et le pays.
Le Centre national de lutte contre les criquets pèlerins (CNLCP), censé faire face à cette situation est fortement interpelé. En tout cas, notre pays n’est pas un novice dans la lutte contre ces prédateurs. Il y a quelques années, le Mali a gagné la lutte contre les criquets pèlerins avec l’appui de certains pays amis qui ont envoyé des avions, des véhicules, des logistiques et des produits.
Pour y parvenir, les autorités compétentes doivent s’attaquer au problème alors qu’il est encore temps.
Si rien n’est fait dans un bref délai, les dégâts seront énormes et le risque d’une famine plus probable.

PAR MODIBO KONE

Source : INFO-MATIN

MaliwebSociété
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