Engagé pour  la liberté,  la démocratie et le respect de la dignité humaine comme il  l’a toujours été, le mouvement  JIRIBA KORO a, lors  de son meeting dernier tenu à la pyramide de souvenir, dénoncé la politique française et de la communauté internationale au Mali. Il fustige    la souffrance des Maliens malgré l’accord d’Alger, la présence  de la Barkhane et de la Minusma dont le mandat vient d’être augmenté. C’était sous l’égide de Siriki Kouyaté.

« L’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du Processus d’Alger  a trois ans, l’acte barbare conclu entre le Mali et la France en  matière de défense en juillet  aura quatre ans, le mandat de la MUNISMA est en phase de renouvellement, depuis six ans, le Mali est sous tutelle de la ‘’Communauté Internationale’’ », déclare Siriki Kouyaté à l’entame de ses propos avant de déplorer que la situation du Mali ne s’améliore pas. Au contraire, la souffrance de la population s’aggrave à cause de l’insécurité qui, après le nord, menace l’existence du Mali au centre.  Il ajoute que tout cela est irresponsable et inquiétant aux yeux du peuple malien qui n’a que trop souffert.

Siriki Kouyaté rappelle qu’au lendemain du coup d’Etat contre le président ATT en mars 2012, la ‘’ Communauté internationale ‘’s’est émue ; quelques mois après la France s’est immiscée ; les institutions  régionales et internationales ainsi que plusieurs pays africains  et européens  se sont manifestés et finalement  des élections présidentielles, législatives ont été organisées dès 2013. A ses dires, après tout cela, l’Etat du Mali ne fonctionne pas normalement. Il ne s’est pas reconstruit.

Le porte-parole du mouvement YIRIBA KORO fustige la communauté internationale d’avoir violé les  trois grands  principes  qui conditionnent les relations entre les Etats  à savoir : l’égalité faisant que chaque Etat doit être traité de la même manière en droit international ; l’indépendance interdisant d’user de la force contre la souveraineté d’un Etat ; la non-ingérence empêchant tout Etat de s’immiscer dans les affaires d’un autre.

« En violation flagrante de tous ces principes de la part des amis du régime, c’est une parodie d’Etat qui s’est reconstruit en 2013, avec  les échanges électoraux imposés par la prétendue Communauté internationale à travers Hollande, à l’époque, Président de la République française », déplore-t-il   avant d’ajouter que  les mêmes pratiques  continuent.

Aussi, les membres du mouvement dénoncent le fait que  la défense du Mali  soit  assurée par la MINUSMA et  Barkhane. Chose qui, selon lui, signifie que  la reconstitution de l’armée malienne n’est pas encore à l’ordre du jour. « L’armée nationale se confond avec les groupes terroristes  par le biais du  mécanisme opérationnel de coordination (M O C), Barkhane, G5 Sahel… », a déploré Siriki Kouyaté. Il dénonce aussi l’irresponsabilité des autorités maliennes. «  L’Etat malien est  sur  la voie d’une incapacité à se comporter en Etat souverain par faute de ses responsables », laisse-t-il entendre.

Le porte-parole du mouvement n’en décolère pas par rapport à  l’échec de l’Accord d’Alger.  « L’Accord d’Alger 2015 constitue une impasse pour la paix au Mali car il est anticonstitutionnel, inapproprié et  donc  inapplicable », déclare-t-il .Et d’ajouter que La Cour constitutionnelle n’a été consultée ni sur l’Accord d’Alger, ni sur la loi du 30 mars 2016 organisant des autorités intérimaires.

A l’en croire, dans les deux cas,  des points ont été relevés sur lesquels les dispositions de ces textes pourraient être contraires  à la constitution.

Parlant de la présence des forces françaises au Mali, elle  est, aux  dires des jeunes du mouvement JIRIBA KORO,  terrifiante en ce qui concerne  les revendications des  éléments de l’entreprise terroriste  de la  fantomatique République de l’Azawad. «  La France par ses pratiques insalubres et néocolonialistes ne fait pas bonne presse dans la région », affirme Siriki Kouyaté.

Pour ces jeunes déterminés pour la liberté, la démocratie et les droits humains,  les raisons fondamentales du raccrochage de l’opération à l’ONU ne sont que le renforcement de  la légitimité des troupes  françaises. « Un accord de coopération a ainsi été signé  entre les autorités françaises et l’ONU. Ce qui ne fait pas de la force française un élément à part entière de la MINUSMA », a laissé entendre M. Kouyaté.

Avant de terminer, ces jeunes mécontents de la politique française au Mali, affirment  que ces pratiques de la France et de la communauté internationale   ne sont pas convenables à une nation qui veut se développer libre et souveraine. Elles préconisent tout,  sauf la paix et la stabilité en République du Mali selon eux.

Boureima Guindo

Source: Le Pays

MaliwebSociétéminusma
Engagé pour  la liberté,  la démocratie et le respect de la dignité humaine comme il  l’a toujours été, le mouvement  JIRIBA KORO a, lors  de son meeting dernier tenu à la pyramide de souvenir, dénoncé la politique française et de la communauté internationale au Mali. Il fustige    la souffrance...