Le Mali traverse une crise sans précédent  de son histoire depuis 2012. Si elle est politique, sociale et institutionnelle, la crise est beaucoup plus sécuritaire. Car l’insécurité n’est plus une question du nord du Mali, du fait qu’elle est  devenue une préoccupation de toutes les régions du pays. Parce que toutes les régions sont concernées actuellement.

 

Si toutes les populations sont victimes de la situation sécuritaire, les représentants de l’Etat payent le grand prix. C’est ce qui justifie le communiqué conjoint des syndicats des administrateurs civils.

Après une réunion sur les conditions sécuritaires des repentants de l’Etat, les comités exécutifs nationaux du Syndicat autonome des administrateurs civils (Synac) et du Syndicat libre des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale (Syltmat) ont constaté la dégradation de la situation sécuritaire des représentants de l’Etat et ce, malgré la déclaration  du 18 juin 2018 et le communiqué conjoint n°001/CEN-Synac-Syltmat du 18 juin 2019.

Ils informent l’opinion publique nationale que les représentants de l’Etat continuent de faire l’objet d’intimidations, de menaces de mort et d’enlèvements dans l’exercice  de leur fonction.

Ils condamnent les enlèvements en cours de mission des sous-préfets de Hombori, de Tilemsi, de Farako,  du préfet de Gourma-Rharous, du sous-préfet central de Diré et du sous-préfet  de Dangha et rappellent que conformément aux dispositions des articles 73 et 74 de l’Ordonnance n°2018-0018/P-RM du 31 juillet 2018 portant statut du corps préfectoral, l’Etat à l’obligation  de protéger ses représentants contre les attaques dont ils peuvent faire l’objet dans l’exercice de leur fonction.

Au regard de l’ampleur de ces menaces et attaques ciblées contre les représentants de l’Etat et en attendant l’application des points d’accord du procès-verbal de conciliation du 26 mai 2020, les CEN-Synac et Syltmat appellent les représentants de l’Etat se sentant en insécurité,  sur l’ensemble  du territoire national, à rejoindre les localités sécurisées les plus proches.

Les CEN-Synac et Syltmat en appellent à la responsabilité individuelle et collective des militantes et militants face aux enlèvements et réaffirment la volonté et la disponibilité de leurs militantes et militants à servir l’Etat dans un cadre de  travail sécurisé.

 André Traoré

Source : Soleil Hebdo

MaliwebSociété
Le Mali traverse une crise sans précédent  de son histoire depuis 2012. Si elle est politique, sociale et institutionnelle, la crise est beaucoup plus sécuritaire. Car l’insécurité n’est plus une question du nord du Mali, du fait qu’elle est  devenue une préoccupation de toutes les régions du pays. Parce...