L’affaire des fameux per diem au sein de la police a fait le tour de la toile. « La Coordination des syndicats de la police n’a demandé à personne de porter plainte contre quelqu’un », a démenti le major de police, Tiékounta Kanté du SPN-UNTM.

 

La Coordination des syndicats portera-t-elle plainte contre X ? La Coordination des syndicats de la police nationale a tranché et indiqué n’être pas associée à la Plateforme de lutte contre la corruption (PCC). Pis, elle s’inscrit en faux contre une vidéo publiée sur les réseaux l’associant à la Plateforme pour porter plainte contre le département et la direction générale de la police nationale (DGPN) dans l’affaire des per diem des éléments déployés pour la sécurisation du 1er tour des élections législatives.

L’information a été donnée lors d’un point de presse animé, ce mardi 7 avril 2020 par la Coordination dans la salle de conférence de la DGPN. Étaient face aux hommes de médias, les responsables de Synapol, SPN-CSTM, SPN-UNTM et l’APN pour donner leur vision sur la question et la vidéo qui les incrimine sur les réseaux sociaux.

Le PCC plus royaliste que le roi

A l’entame de ses propos, le secrétaire général du Synapol, le commissaire principal de police Abdrahamane Alassane, s’est inscrit en faux contre ce que véhicule une vidéo sur les réseaux sociaux. « Comment on peut aller en pied de guerre contre notre département ? Nous sommes des syndicalistes responsables. Nous ne sommes pas là pour ternir l’image de la police sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré.

Le per diem est un droit. C’est pourquoi la Coordination des syndicats demande aux autorités de payer les agents qui ont fait le travail. Avant définir la consignation et le déploiement qui créent la confusion.

Le major de police, Tiékounta Kanté du SPN-UNTM, a été clair. « La Coordination des syndicats de la police n’a demandé à personne de porter plainte contre quelqu’un. C’est une initiative de la Plateforme de la lutte contre la corruption en complicité avec certains syndicats de la police. Donc nous ne sommes pas associés ni de près ni de loin », a-t-il martelé.

Selon le sergent-chef Sidi Tamboura de l’APN, ceux qui ont travaillé doivent être mis dans leur droit et non tous les consignés. « Car la consignation était générale à Bamako mais tout le monde n’a pas été déployé », a-t-il précisé.

En abondant dans le même sens que ses camarades, le sergent-chef Sékou Niaré du SPN-CSTM dira que l’affaire des per diem n’est ni une guerre contre le département ni contre la direction, mais doit être bien expliquée pour éviter la confusion.

Des propos des leaders de la Coordination des syndicats de la police qui sonnent comme un cinglant désaveu à la Plateforme de la lutte contre la corruption (PCC).

A.M.C.

Source: L’Observatoire

MaliwebSociété
L’affaire des fameux per diem au sein de la police a fait le tour de la toile. « La Coordination des syndicats de la police n’a demandé à personne de porter plainte contre quelqu’un », a démenti le major de police, Tiékounta Kanté du SPN-UNTM.   La Coordination des syndicats portera-t-elle plainte contre...