Alors que le Mali vit des heures sombres avec une crise politico-sécuritaire, les députés Oumar Mariko et Hawa Gassama ont cru bon d’étaler sur la place publique des questions militaires très sensibles pour le pays qu’ils prétendent pourtant servir. Pendant ce temps, les ennemis du Mali jubilent et les députés interpellateurs se frottent les mains avec des interpellations tous  azimut de l’exécutif qui, à l’évidence ne rapportent pas grand-chose au Mali.

 

Place de la République. Interpellé, le ministre de la Défense et des anciens combattants, le Professeur Tiémoko Sangaré, d’un calme olympien, ne s’est pas montré bavard sur des questions que d’aucuns considèrent comme une cuisine très intime d’un pays en guerre.

Suivis en direct sur les ondes de plusieurs radios et sur la télévision nationale captée même à l’extérieur, ce débat à l’Assemblée nationale, loin d’être un exercice démocratique, a permis aux députés de se faire remarquer en ces temps de vaches maigres politiques pour eux.

Loin du comportement de ses interpellateurs, le ministre Sangaré a vite fait de se camper dans une position louable. Celle qui consiste pour un ministre de la Défense de son rang de ne pas rentrer dans des détails compromettants pour l’armée. Une armée qu’il tente de reconstruire dans un contexte difficile.

Frappé par le secret Défense (ce qui n’est pas le cas pour ses interpellateurs), il s’était contenté, à juste titre, de répondre aux questions posées. Responsabilité oblige !

Moussa Cissé, correspondance particulière

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Alors que le Mali vit des heures sombres avec une crise politico-sécuritaire, les députés Oumar Mariko et Hawa Gassama ont cru bon d’étaler sur la place publique des questions militaires très sensibles pour le pays qu’ils prétendent pourtant servir. Pendant ce temps, les ennemis du Mali jubilent et les...