Le pari n’était pas gagné d’avance, mais l’Administration l’a réussi. Nonobstant quelques imperfections inhérentes à toute œuvre humaine, l’élection du Président de la République a eu lieu, comme annoncé par le Premier ministre, dans le délai constitutionnel, à savoir le 29 juillet 2018.

Comme l’a dit le Président candidat, le lendemain de la proclamation des résultats provisoires complets par le ministère de l’Administration territoriale, il s’agit de ‘’’la victoire de la volonté contre le défaitisme ; la victoire de l’action contre l’apathie’’, parlant des résultats le donnant largement en tête. Cette victoire a été saluée, y compris par ceux qui prédisaient le chaos.
Mais, avec une Opposition grincheuse, ce ne sont pas les revendications qui manquent. Elle a annoncé une nouvelle couleur en demandant la publication des résultats du scrutin du premier tour bureau de vote par bureau de vote. La mission d’observation électorale de l’Union européenne, plus royaliste que le roi, demande qu’il en soi de même pour le second tour. Voilà, déterminée à jouer la carte de la transparence jusqu’au bout, le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation s’est plié à cette énième exigence qui franchement relève de la mesquinerie, chaque candidat ayant droit à un délégué par bureau de vote. Il a commencé, à partir d’hier après-midi, à publier l’ensemble des résultats des bureaux de vote à commencer par Bamako. C’est une autre victoire pour l’Administration électorale.
Le Président candidat, à l’issue du premier tour de l’élection du Président de la République, est confortablement installé en tête de liste des candidats, avec un fossé entre lui et son poursuivant immédiat.
Le Président IBK, seul contre un regroupement éclectique d’opposants, est ainsi auréolé d’une série de victoires, avant la victoire finale du second tour.
In fine, c’est la victoire de la bonne foi sur la mauvaise foi. Puisque la transparence n’a jamais été prise à défaut, la crédibilité du scrutin ne saurait raisonnablement être remise en cause.

Par Bertin DAKOUO

Info-matin

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Le pari n’était pas gagné d’avance, mais l’Administration l’a réussi. Nonobstant quelques imperfections inhérentes à toute œuvre humaine, l’élection du Président de la République a eu lieu, comme annoncé par le Premier ministre, dans le délai constitutionnel, à savoir le 29 juillet 2018. Comme l’a dit le Président candidat, le...