Les Aigles participent cette année à leur dixième CAN. L’analyse de ses différentes participations conclut à un bilan plus ou moins positif. Mais, après une place de vice-champions, deux de troisièmes et trois de quatrièmes, leur (seul ?), il ne leur reste plus que le titre suprême qui doit être objectif de la Can gabonaise. En ont-ils les moyens ? Que faut-il faire pour une victoire finale ? Notre analyse.

supporteur aigle mali unasam

De la CAN de Yaoundé 1972, notre plus bon résultat, en passant par Tunis 1994, notre retour sur la scène internationale après vingt-deux ans d’absence, et  Mali 2002 notre CAN, jusqu’à la dernière CAN jouée en 2015 en Guinée Equatoriale,  où les Aigles ont été éliminés dès le premier tour, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. L’Etat injecte  des centaines de millions dans la préparation des équipes nationales du Mali. Et après une place de vice-champion, de troisième et de quatrième place, les Aigles ne peuvent nourrir d’autres ambitions que le titre. Et à juste titre, parce qu’il ne sert plus rien à se résigner dans un statut de maillon faible, alors que le potentiel est là et les réalités sont toutes autres. Aujourd’hui la question est de savoir si les Aigles du Mali  ont les moyens de leurs ambitions ? Après un parcours honorable lors des éliminatoires, ils  se sont brillamment qualifiés  avec seize points. Ce qui met logiquement en évidence la qualité du groupe, dont dispose le technicien Français Alain Giresse.  On ne saurait passer sous silence les errements du coach dans le choix des hommes, lors des différentes sorties des Aigles. Et cela jusqu’à la publication de la dernière  liste retenue  pour la CAN, qui débute dans quelques heures au Gabon. Tout choix suscite des critiques, des commentaires, mais faudrait-il que l’entraîneur Alain Giresse parvienne à justifier ses choix par des résultats probants. Cela passe nécessairement par une préparation digne de ce nom. Malheureusement cette mise au vert a fait défaut par rapport aux ambitions, aux ententes du public toujours  debout derrière ses équipes nationales. Un mini séjour au Maroc comme préparation à la veille d’une CAN,  est quand même  insuffisant. Le département des Sports qui, d’habitude prend en charge les frais de préparation des équipes nationales du Mali, a fait profil bas. La Fédération Malienne de Football a été obligée d’utiliser l’argent que l’UEMOA a alloué aux différents pays Ouest Africain,  qualifiés à la CAN. La crise est-elle passée par là ? Jusqu’au moment où nous mettions sous presse ce papier, aucune information officielle n’a circulé par rapport à la prise en charge des Aigles à la CAN. Dommage ! Mais le football a ses aléas, et les chances des Aigles demeureront telles qu’ils étaleront leurs ambitions.

  De réelles chances de sortir du groupe

Les Aigles du Mali se trouvent logés dans un groupe qui leur est bien jouable. Un groupe qu’ils pourraient même dominer malgré la présence de sélections de renom dont celles du Ghana et de l’Egypte.  Le troisième adversaire, l’Ouganda, cet illustre inconnu, inexpérimenté  de la compétition devrait logiquement être à la traîne.

Pour arriver à bien se tirer d’affaire dans la poule et bien négocier la compétition, les Aigles du coach Alain Giresse devront au mieux capitaliser leurs riches talents individuels et, plus encore, pouvoir mettre ceux-ci au profit d’un jeu collectif  mieux élaboré. La cuvée actuelle du Onze national regorge de fortes individuelles, surtout au niveau du secteur offensif, capables de faire la différence face à n’importe quel adversaire. De plus, l’équipe est constituée de bons techniciens  aptes à assurer une bonne fluidité de son jeu. Il reste donc au sélectionneur de faire les meilleurs choix pour obtenir le collectif idéal, basé sur une bonne homogénéité, la fraîcheur physique et la jeune moyenne d’âge pouvant soutenir une bonne explosivité.

Avec ces atouts  retrouvés, l’on est en droit de placer de réels espoirs au capitaine Yacouba Sylla et à ses camarades. D’autant qu’en règle générale, le Mali est généralement victorieux de ses premières sorties en phase finale de coupe d’Afrique des nations, les Pharaons Egyptiens pourraient ainsi en être victimes. Seulement faut-il admettre que l’Egypte reste cette grande nation de football réputée par jeu collectif bien orchestré, soutenu par des individualités capables de faire la différence. Et que l’Egypte de cette année ne vaut pas certainement les autres, le pays revenant de loin, après un passage à vide.

L’on est tenté de se demander si le Mali ne joue pas sa qualification sur ses première et dernière sorties de poule, au regard du fait que l’Ouganda reste le petit poucet du groupe. Cette équipe ougandaise serait certainement victime de son inexpérience de la haute compétition. Mais elle voudra certainement faire bonne figure, et jouerait bien un rôle d’arbitre entre maliens, égyptiens et ghanéens.

Les derniers cités nous ont laissés de mauvais souvenirs dans les phases de poules, notamment celles du Gabon Guinée Equatoriale 2012 et Afrique du Sud 2013, où ils se sont imposés sur les scores identiques de 2-0. Il est vrai qu’à chaque fois, les nôtres ont pris leur revanche dans les petites finales, pour monter sur le podium à leur détriment.  A coup sûr l’équipe ghanéenne est l’adversaire le plus redoutable, car basée sur une ossature ayant longtemps cheminé ensemble, avec des résultats appréciables dont une phase finale de coupe du monde, un abonnement dans le carré d’as des trois dernières CAN et une finale lors de la précédente édition.

De plus, le Ghana est l’adversaire de la deuxième sortie du Mali. Une réelle source d’inquiétude, car le Mali n-est généralement performant sur ses deuxièmes sorties. A l’encadrement technique d’en tenir compte, avec des arguments solides.

O .Roger Sissoko

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Les Aigles participent cette année à leur dixième CAN. L’analyse de ses différentes participations conclut à un bilan plus ou moins positif. Mais, après une place de vice-champions, deux de troisièmes et trois de quatrièmes, leur (seul ?), il ne leur reste plus que le titre suprême qui doit être...