Un convoi de ravitaillement des populations a été la cible d’une attaque terroriste, lundi, près de la localité de Gaskindé.

Une attaque de djihadistes présumés à Gaskindé, dans le nord du Burkina Faso, a fait une « dizaine de morts », majoritairement des soldats, ont rapporté lundi à l’Agence France-Presse des sources sécuritaires. « Un convoi de ravitaillement des populations, escorté par une unité du 14e RIA [régiment interarmes] à destination de Djibo, a été la cible d’une attaque terroriste ce jour [lundi], près de la localité de Gaskindé », localité située dans la province du Soum, région du Sahel, annonce un communiqué de l’armée.

« L’attaque a malheureusement causé des dégâts humains et matériels », poursuit le texte, précisant qu’« un bilan complet sera établi dès que possible ». Il a été évoqué un bilan provisoire d’une « dizaine de morts parmi les éléments du détachement. On a enregistré aussi de nombreux blessés graves »« Le décompte se poursuit toujours et des renforts ont été déployés dans la zone pour apporter une assistance aux victimes et sécuriser la zone », a expliqué la même source.

Deux millions de personnes déplacées

Dimanche, un autre convoi escorté par l’armée, parti la veille de Dori, chef-lieu de la région du Sahel, pour ravitailler la ville de Sebba, a été la cible d’une attaque à l’engin explosif improvisé, selon des sources sécuritaires.

Quatre personnes ont été blessées lors de cet incident, et le convoi est arrivé lundi, accueilli dans une liesse populaire. Samedi, deux soldats et deux supplétifs civils de l’armée ont été tués lors d’une attaque « terroriste » contre une patrouille dans la province de la Tapoa, une région de l’est du pays, à la frontière avec le Niger et le Bénin, selon l’armée.

Le Burkina Faso, où des militaires ont pris le pouvoir en janvier en promettant de faire de la lutte antidjihadiste leur priorité, est confronté, comme plusieurs pays voisins, à la violence de mouvements armés affiliés à Al-Qaida et au groupe Etat islamique. Depuis 2015, les attaques récurrentes y ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque 2 millions de personnes.

Source: Le Monde avec AFP