Le Burkina Faso a vécu son deuxième coup d’Etat en neuf mois. Applaudi des deux mains par les propagandistes russes.

 

Par les temps qui courent, il n’y a pas de petite victoire pour le Kremlin, si loin soit-elle du front ukrainien, où l’armée russe essuie revers sur revers. A 5000 kilomètres des combats, sur un autre continent, au Burkina Faso, un événement ravit les cerbères de Vladimir Poutine. Un coup d’État – un de plus au Sahel – a renversé le 2 octobre le lieutenant-colonel Damiba, ayant lui-même pris le pouvoir par la force neuf mois plus tôt, en plein désastre humanitaire dans ce pays miné par le terrorisme. Quel rapport avec Moscou ? Le putschiste déchu, qui avait semble-t-il refusé les avances des mercenaires russes de Wagner, cède la place à un autre putschiste, peut-être plus sensible aux oeillades de l’armée de l’ombre de Poutine. Le “pays des Hommes intègres” rejoindrait alors la liste des États alliés à ces paramilitaires sans foi ni loi, soupçonnés de nombreuses exactions sur des civils.

Source : L’Express