Après avoir suspendu la Guinée dans toutes ses instances le mercredi 8 septembre dernier, la CEDEAO a exigé une transition de 6 mois. C’était suite au sommet extraordinaire tenu à Accra, au Ghana sur la situation guinéenne après le coup d’État militaire du 5 septembre 2021, qui a évincé le président Alpha Condé du pouvoir.

La communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dans une réunion d’urgence virtuelle tenue sur la situation guinéenne, avait suspendue le pays dans toutes ses instances. Outre cela, l’instance avait aussi exigée la libération immédiate du président déchu et le rétablissement de l’ordre constitutionnel. A cet effet, une mission de haut niveau de l’organisation, conduite par le président de la commission de la CEDEAO, Jean Claude Kassi-Brou a été dépêché à Conakry, le vendredi 10 septembre 2021, afin de rencontrer les nouvelles autorités qui ont pris le pouvoir.

Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté ont également tenu un sommet extraordinaire pour trancher la question ce jeudi 16 septembre 2021. Sur convocation du président en exercice de la CEDEAO, Nana Addo Akufo-Addo, président du Ghana, ce Sommet extraordinaire a été une occasion pour les dirigeants de l’organisation régionale, d’examiner le rapport de la Mission de haut niveau qui avait été dépêchée en Guinée vendredi dernier, pour évaluer la situation.

Dès l’entame des travaux du Sommet extraordinaire, le Président ghanéen, président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a indiqué dans son allocution « Nous sommes tenus de prendre des décisions éclairées sur ces questions ». S’adressant à ses homologues chefs d’État, il poursuit « je compte sur vous, Excellences, pour aider à proposer des solutions durables à la crise ».

Dans leurs délibérations, les Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO ont décidé de maintenir la suspension de la Guinée de toutes les instances de la CEDEAO jusqu’à la restauration de l’ordre constitutionnel. En effet, les dirigeants de l’organisation sous régionale ont exigé la tenue, dans un délai de six (6) mois, des élections présidentielle et législatives de restauration de l’ordre constitutionnel en République de Guinée dont les membres du CNRD seront interdits d’être candidats à l’élection présidentielle.

Aussi, les chefs d’État ont décidé de mettre en œuvre des sanctions ciblées, conformément aux protocoles de la CEDEAO, impliquant l’interdiction de voyage des membres du CNRD et les membres de leur famille ainsi que le gel de leurs avoirs financiers.

Dès le lendemain de ce sommet extraordinaire à Accra, la CEDEAO a dépêché deux Chefs d’État, notamment le président en exercice de la communauté oust-africaine, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, et son homologue Ivoirien Alassane Ouattara en Guinée. Ces dirigeants ouest-africains se sont rendus dans la capitale guinéenne pour informer la junte au pouvoir des décisions prises au cours de la réunion extraordinaire de l’instance ouest-africaine tenue jeudi, à Accra. Durant le séjour, la délégation de chefs d’État de la CEDEAO a eu des entretiens avec le chef de la junte, lieutenant-colonel Mamady Doumbouya. Elle a également pu rencontrer Alpha Condé, au palais Mohamed V, rapporte nos confrères de Africaguinée.com.

Ibrahim Djitteye

Source: LE PAYS

MaliwebAfrique
Après avoir suspendu la Guinée dans toutes ses instances le mercredi 8 septembre dernier, la CEDEAO a exigé une transition de 6 mois. C’était suite au sommet extraordinaire tenu à Accra, au Ghana sur la situation guinéenne après le coup d’État militaire du 5 septembre 2021, qui a évincé...