Les opérations ont été prolongées de 2 mois en attendant le déploiement de la force régionale, selon un communiqué de l’armée

 

La République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda ont prolongé de deux mois les opérations militaires conjointes, menées contre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans l’est du Congo, a annoncé l’armée congolaise, mercredi.

La décision a été prise lors de la deuxième réunion ministérielle d’évaluation, tenue mardi, entre les deux pays dans la capitale congolaise Kinshasa, selon un communiqué.

Les opérations dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ont été lancées à la fin de l’année dernière, à la suite d’un triple attentat-suicide dans la capitale ougandaise Kampala, qui avait fait 7 morts et des dizaines blessés.

En juin dernier, le groupe régional de la Communauté de l’Afrique de l’Est a approuvé la formation d’une force militaire conjointe pour assurer la paix en RDC, dans un contexte d’insécurité implacable et de violence meurtrière.

“Il a été préconisé de prolonger ces opérations de deux mois, en attendant le déploiement de la force régionale de la Communauté est-africaine et la prise de la relève de la force ougandaise par la force régionale”, précise un communiqué rendu public à la suite de la réunion des ministres de la Défense de la RDC et de l’Ouganda.

À la date du 8 septembre, l’accord portant sur le statut de la force régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est a été signé à Kinshasa.

Les rebelles de l’ADF terrorisent l’est de la RDC depuis plus de deux décennies.

Les opérations militaires menées par les forces congolaises et ougandaises n’améliorent que de peu la situation sécuritaire.

La dernière attaque a eu lieu dans la journée du mardi, lorsque des rebelles présumés des ADF ont incendié cinq camions sur la route Komanda-Mambasa dans la province de l’Ituri, tuant un chauffeur de camion somalien, selon certaines sources.

Les véhicules se dirigeaient vers Kisangani, en provenance de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.

L’armée affirme, pour sa part, que si les rebelles de l’ADF ne sont pas encore éradiqués, les forces conjointes ont pu tout de même interrompre leurs contacts, le recrutement des combattants et l’approvisionnement des réseaux logistiques.

Les rebelles de l’ADF ont prêté allégeance à Daech en 2019.

L’année dernière, les États-Unis ont placé les rebelles de l’ADF sur une liste des “organisations terroristes” affiliées à Daech.

Le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi a, de son côté, dénoncé la situation sécuritaire dans le pays.

“Malgré des efforts internationaux inlassables, une présence militaire massive de l’ONU en RDC et un soutien diplomatique depuis 23 ans, ce problème de sécurité continue de tourmenter mon pays”, a-t-il déclaré mardi à l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

Il a réitéré les accusations contre le Rwanda qui soutiendrait les rebelles du M23, qui combattent dans l’est, une affirmation démentie par le Rwanda.

Il n’y a pas eu de commentaires immédiats de la partie rwandaise concernant ces récentes déclarations du président congolais.

Source : Anadolu Agency

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