Le Roi Mohammed VI a fixé, au gouvernement comme au Parlement, les trois priorités sur lesquelles ils doivent s’atteler. Dans son discours à l’ouverture de la nouvelle législature parlementaire, le Souverain a insisté sur les trois priorités qui doivent être mises en oeuvre à savoir la défense des intérêts supérieurs du pays et le positionnement du Maroc aussi bien à l’échelle régionale qu’internationale, la relance de l’économie et la mise en œuvre du Nouveau modèle de développement qui ouvre la voie à une nouvelle génération de projets.

 

« Cette législature s’amorce à un moment où le Maroc entre dans une phase nouvelle qui requiert la mutualisation des efforts autour des priorités stratégiques. Ainsi, notre pays sera plus apte encore à poursuivre son processus de développement et à relever les défis extérieurs », a lancé le Souverain à l’ouverture de la cette session législative, qui coïncide avec la nomination hier jeudi de la nouvelle équipée gouvernementale, dirigée par Aziz Akhannouch. Pour lui, trois volets principaux retiennent essentiellement son attention. Il s’agit de la nécessaire » consolidation de la place occupée par le Maroc et la défense impérieuse de ses intérêts supérieurs, particulièrement dans la conjoncture présente qui charrie dans son sillage défis, risques et menaces ». « De fait, la crise pandémique a révélé le retour en force du thème de la Souveraineté. Qu’elle soit sanitaire, énergétique, industrielle, alimentaire ou autre, sa préservation est devenue l’enjeu d’une véritable compétition qui suscite des réactions fébriles chez certains », relève-t-il. « Si de nombreux pays ont connu d’importants dysfonctionnements dans la fourniture et la distribution des produits de première nécessité, le Maroc a réussi, lui, à gérer ses besoins en la matière et à assurer un approvisionnement normal et suffisant de ses marchés, s’est réjoui le Souverain. Pour consolider la sécurité stratégique du pays, le Roi a appelé à la création d’un dispositif national intégré ayant pour objet la réserve stratégique de produits de première nécessité, notamment alimentaires, sanitaires et énergétiques et à la mise à jour continue des besoins nationaux en la matière. Le deuxième volet porte sur la gestion de la crise pandémique et la poursuite de la relance économique. Selon lui, le fait d’assurer « la gratuité du vaccin, en dépit du coût qui se chiffre en milliards, l’État s’est acquitté de son devoir, veillant à ce que les besoins fondamentaux des citoyens soient satisfaits et que la période de crise soit la moins pénible possible pour eux ». « Cependant, l’État ne peut se substituer aux citoyens à qui il incombe de se protéger et de prémunir leurs familles. Il leur appartient ainsi de se faire vacciner, d’utiliser les moyens de prévention disponibles et de respecter les mesures édictées par les pouvoirs publics », a-t-il insisté. Quant au troisième volet, il a trait à l’opérationnalisation du modèle de développement et au lancement d’une nouvelle génération de projets et de réformes intégrés. A cet égard, le Roi aspire à ce que cette législature « soit le point de départ de cette dynamique volontariste ambitieuse incarnant l’intelligence collective des Marocains ». Ainsi, « il convient de rappeler que le modèle de développement n’est pas un plan de mesures figé au sens conventionnel du terme », mais, selon le Roi, il constitue plutôt « un cadre général propice à l’action et apte à instaurer de nouvelles règles, à ouvrir de larges perspectives devant chacun et tous ». En outre, « le Pacte national pour le Développement » représente un levier essentiel pour la mise en œuvre de ce modèle, en ce qu’il symbolise un engagement national souscrit envers Notre Majesté et à l’égard des Marocains ». Selon le Souverain, le modèle de développement offre de vastes champs d’action tant pour le gouvernement que pour le Parlement, avec toutes ses composantes. « Le modèle de développement offre de vastes champs d’action tant pour le gouvernement que pour le Parlement, avec toutes ses composantes», a souligné le Roi, invitant le nouveau gouvernement à « définir les priorités et les projets à mettre en chantier au cours de son mandat et mobiliser les ressources nécessaires pour assurer leur financement». Le nouvel exécutif a également été exhorté par le Souverain à « parachever les grands projets déjà lancés, au premier rang desquels le chantier de généralisation de la protection sociale auquel Nous accordons une sollicitude toute particulière ». Le Roi n’a pas manqué de citer d’autres chantiers primordiaux pour le pays et à leur tête la réforme du secteur de la santé. « Le défi majeur consiste à opérer une véritable mise à niveau du système de santé, conformément aux meilleurs standards et en synergie totale entre secteurs public et privé», a indiqué le Roi. « Cette même logique doit guider la mise en œuvre de la réforme des entreprises et établissements publics et présider à la réforme fiscale, qu’il convient de conforter, avec la plus grande célérité, par une nouvelle charte compétitive de l’investissement », a-t-il ajouté le Souverain.

Source : JournalduMali

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Le Roi Mohammed VI a fixé, au gouvernement comme au Parlement, les trois priorités sur lesquelles ils doivent s'atteler. Dans son discours à l'ouverture de la nouvelle législature parlementaire, le Souverain a insisté sur les trois priorités qui doivent être mises en oeuvre à savoir la défense des intérêts...