Menace de grève des contrôleurs aériens, adhésion du Rwanda, place de la France, chute des revenus, gestion comptable… Jeune Afrique passe en revue les dossiers chauds de l’Agence pour la sécurité de la navigation en Afrique et à Madagascar (Asecna) avec son directeur général, Mohamed Moussa.

 

Réuni le 29 juillet à Niamey, au Niger, le comité des ministres de l’Agence pour la sécurité de la navigation en Afrique et à Madagascar (Asecna) a validé à l’unanimité la demande d’adhésion du Rwanda. Kigali s’était porté candidat en mars, et son statut de 19e État membre de l’organisation (aux côtés du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, des Comores, de la Mauritanie ou encore de la France) devrait être effectif au 1er janvier 2023.

Il s’agit là de la première incursion de l’Asecna en Afrique de l’Est. « C’est la décision la plus politique qui a été prise lors de cette assemblée », confie à Jeune Afrique Mohamed Moussa, le directeur général de l’organisation depuis 2017 (il a été réélu en 2020). Un mouvement d’élargissement appelé à se poursuivre, assure le dirigeant, selon lequel l’objectif serait de voir « l’ensemble des États africains se regrouper au sein de l’Asecna pour assurer une harmonisation de la gestion des espaces aériens sur le continent ». « J’ai bon espoir que l’adhésion du Rwanda ouvre la porte très rapidement à d’autres candidatures », a poursuivi Mohamed Moussa.

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En ligne de mire prioritaire, les six pays « dont l’Asecna gère déjà, de fait, l’espace aérien, et qui n’ont jamais adhéré pour des raisons historiques ou politiques, comme la Gambie », indique Mohamed Moussa, pour qui il serait « tout naturel » que ces pays rejoignent l’organisation, qui compte donc, en attendant la finalisation de la candidature de Kigali, 18 États membres, dont la France.

Source : Jeune Afrique