La CEDEAO et l’UEMOA après leur réunion a Accra ont pris des décisions qui, dans leur application, leur effectivité, ne visent qu’une chose : asphyxier le Mali. Pour, au bout du compte, mettre fin à une transition qui, somme toute, semble déranger plus qu’on ne l’imagine.

Osons espérer que cette asphyxie recherchée ne soit la préparation de l’assaut final pour se débarrasser de ces militaires trop peu commodes.
Ces militaires trop peu commodes veulent remettre les choses à l’endroit dans leur pays. Et cela risque de mettre à nu le jeu caché de la France et des puissances d’argent. Mais, surtout, en filigrane, la passivité ou la complicité des États de la zone et de l’Union Africaine. Comme ce fut le cas lors de la crise libyenne.
L’urgence pour les puissances d’argent est, donc, de mettre fin à cette transition qui risque de mettre à nu leur jeu trouble dans ce trop grand pays.

Mais comme ces puissances se sont elles même discréditées
elles envoient leurs affidés sur le terrain. Pour aller au delà de ce qu’elles n’auraient jamais osé espérer : asphyxier le pays.
On n’a pas besoin d’être un expert pour deviner la suite logique de ce plan cyniquement conçu : provoquer le chaos, »soulever » les populations, demander le mandat de l’ONU pour que L’OTAN  » rétablisse l’ordre ». Comme en 2011 en Libye.
Sous le nez et la barbe de tout un continent !

Soyons sérieux, le Mali n’a pas besoin de sanctions mais de sécurité.
Les puissances d’argent y ont installé le désordre et l’insécurité pour mieux exploiter ses richesses présentes et futures. Si on ne comprend pas cela tant pis pour nous.
Parce que le désordre et l’insécurité qui s’installeront dans la région les capitalistes n’en ont cure.
Nous n’avons jamais pensé dans le cas d’espèce qu’un Africain puisse être l’ennemi d’un autre Africain. La CEDEAO et l’UEMOA nous ont ouvert les yeux.
La France a mis en garde les autorités maliennes contre les mercenaires russes de Wagner. Que peuvent elles redouter des Russes de pire que ce que les Français leur ont fait subir ? Avant, elle avait menacé de partir. Elle ne partira pas pour des raisons évidentes.
Les autorités guinéennes ont montré la voie en refusant de fermer leur frontière avec le Mali.
La recolonisation de l’ex Afrique Occidentale Française passe par la déconfiture méthodique du territoire malien et la liquidation systématique des autorités de la Transition.

Wagane Faye
Professeur d’anglais
E-mail : [email protected]

MaliwebAfrique
La CEDEAO et l’UEMOA après leur réunion a Accra ont pris des décisions qui, dans leur application, leur effectivité, ne visent qu’une chose : asphyxier le Mali. Pour, au bout du compte, mettre fin à une transition qui, somme toute, semble déranger plus qu’on ne l’imagine. Osons espérer que cette...