La rivalité entre les deux groupes historiques du grand nord malien ne cesse de croître. Pour protéger leurs ressources et étendre leurs territoires, les terroristes n’hésitent pas à combattre entre eux. Tels des parasites, effrayant et dangereux, ils dépendent des ressources de leur hôte. Et cet hôte, c’est notre pays, le Mali ! Il s’agît pour eux d’une question de survie et pour laquelle tous les coups sont permis, même entre groupes terroristes. 

 

Alors qu’ils se soutenaient mutuellement, les accords passés ne sont plus et les querelles entre les membres d’Al Mourabitoune et d’Ansar Eddine ont repris. Avides de pouvoir, ils se livrent une guerre sans pitié pour défendre et étendre leurs territoires ! Et leurs rivalités ne se limitent pas à se partager les terres de notre pays Ces soi-disant frères se déchirent aussi pour voler, sur fond de trafic en tout genre, les ressources du pays.

 

Les mines d’or, passent régulièrement sous le contrôle d’un groupe terroriste, puis sont reprises par un autre. Kidal est une bonne illustration de ces tensions, et on comprend pourquoi. En plus de voler l’or des orpailleurs, Ansar Eddine rançonne la population de cette région, d’Aguelhok à Tessalit. Il n’est donc pas surprenant qu’elle soit convoitée par les groupes terroristes rodant dans les environs. Les conséquences de ces pillages sont dramatiques pour nos concitoyens. Et combien de nos femmes et de nos enfants sont morts assassinés par ces apostats ?

En créant le JNIM, AnsarDine et Al Mourabitoune avaient pourtant essayé de se coordonner. Mais c’était sans compter le manque d’expérience de certain chef comme Sidan ag Hitta, sous fifre de Iyad ag Ghali. Récemment inscrit sur la longue liste des terroristes les plus recherchés au monde, la réputation désastreuse de Sidan ag Hitta se propage jusqu’aux confins du sahel. Si la plupart des groupes terroristes s’entretuent pour les ressources et les terres, certains des chefs dans leurs rangs sont eux particulièrement hypocrites et trompeurs. Ils n’hésitent pas à jouer un double jeu. En effet, il n’est pas rare de voir des chefs terroristes prêter allégeance en secret à plusieurs groupes à la fois. Ces traîtres pensent peut-être sauver leurs vies en cas de combat ou de capture ?

Des chercheurs d’or rapportent en particulier le comportement plus que douteux d’Abdoul Bara al Sahraoui, adjoint de Sidan Ag Hitta. Cet imposteur, longtemps chef du secteur de Talhandak, aujourd’hui remplacé par Zalet Ag Hamat, est chargé de la communication du groupe Ansar Eddine. Il aurait scellé un pacte avec certains cadres d’Al Mourabitoune. Et là aussi, on comprend pourquoi.

En prêtant allégeance à plusieurs groupes à la fois, d’Abdoul Bara al Sahraoui étend la zone dans laquelle celui-ci peut collecter la zakat auprès des orpailleurs et des populations terrorisées. Mais le temps lui est compté. D’abord parce que les allégeances secrètes ne le seront plus pour très longtemps car les habitants de la région ont bien compris ce double jeu. Ensuite parce que d’Abdoul Bara al Sahraoui aurait gardé de grande quantité d’argent issu des trafics pour amasser une fortune personnelle en puisant les ressources de notre pays. Mais bien évidemment, en volant les travailleurs maliens, ces dissimulations seront nécessairement dévoilées au grand jour tôt ou tard.

Avec pour unique ambition de faire fortune, ces chefs terroristes corrompus sont prêt à tout. En plus des souffrances quotidiennes qu’ils font subir aux populations, ces chefs terroristes ou plutôt parasites n’hésitent pas à faire entretuer leurs hommes pour leur soif infatigable d’argent.

A n’en pas douter, nos forces armées, portées par l’élan de solidarité et de soutien du peuple malien, éradiqueront ces parasites du Mali.

 Siaka Sidibé

@SidibSiaka17

Maliwebcontribution
La rivalité entre les deux groupes historiques du grand nord malien ne cesse de croître. Pour protéger leurs ressources et étendre leurs territoires, les terroristes n’hésitent pas à combattre entre eux. Tels des parasites, effrayant et dangereux, ils dépendent des ressources de leur hôte. Et cet hôte, c’est notre...