Celui qui décide de défendre toutes les victimes de l’État malien ou de critiquer tous ses mauvais actes ne se taira jamais.
L’État malien a failli et n’existe plus. Il ne reste qu’un petit pouvoir concentré entre les mains de quelques hommes à Bamako. Ce petit pouvoir tire sa légitimité du maintien de la chaîne de commandement militaire. Je dis bien le maintien de la chaîne de commandement militaire. La seule chose qui reste au Mali c’est le maintien de cette chaîne.

Alors, sauvons ce pays avant que cette chaîne ne se prise à son tour. Car, cela serait une très longue mésaventure où nous risquerons de dépasser la Sierra Leone. Qu’Allah nous préserve!
J’attire juste les attentions. La blessure a exposé l’os de l’État (l’armée). L’os est carrément dehors. L’armée est au pouvoir. La chaîne est faible. Très faible.
Ceux qui connaissent les fondements d’un État comprendront de quoi je parle.
Si nous dépassons cette étape, la reconstruction serait quasi impossible. Et le chaos serait dans les archives les pénibles de l’histoire de l’humanité.
Les blessures sont très profondes. Les mémoires très fraîches. Les rancunes diversifiées. Seule l’unité en un seul État, une seule armée stabilise aujourd’hui le pays. C’est le dernier rempart. Le pont vers l’inoubliable.
Reconstruisons notre État. Offrons-lui de nouveaux représentants légaux et légitimes. Donne-lui de bons interlocuteurs méritants issus de vrais programmes. Et ensuite, rappelons à la grande refondation organisée par des hommes et femmes capables et légitimement représentatifs.
Nationalisons le Mali. Un pouvoir central depuis Bamako, tout Bamako, seulement Bamako ne peut plus rien pour ce pays.
Si on tarde, le retour de l’État serait très difficile et risque d’aller là où il a été oublié et méconnu.
Le retour de l’État ne doit pas être le retour d’un pouvoir central colonisateur, mais le renouvellement d’un État décentralisé et dignement représenté. Le temps presse. Nous n’avons que le Mali en bien commun. KC!
Allah ka hakili gnouman di aman! Amine !

Koureichy Cissé journaliste apprenti !

Source : Info-Matin

Maliwebcontribution
Celui qui décide de défendre toutes les victimes de l’État malien ou de critiquer tous ses mauvais actes ne se taira jamais. L’État malien a failli et n’existe plus. Il ne reste qu’un petit pouvoir concentré entre les mains de quelques hommes à Bamako. Ce petit pouvoir tire sa légitimité...